Trois municipalités perdent leur succursale Desjardins

C’est deux caisses populaires et un centre de guichets automatiques qui seront fermés au mois de mars prochain. Photo : Corinne Bélanger
La fermeture des succursales Desjardins de Saint-Ambroise, Saint-Honoré et Saint-David-de-Falardeau inquiète particulièrement les personnes âgées dans les municipalités. Le directeur général de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOC), Patrice Saint-Pierre, se montre toutefois rassurant.
« C’est sûr que ça cause de l’inconfort, il faut juste démontrer aux gens aussi à quel point il y a eu de l’évolution dans les 10 dernières années », affirme-t-il. Il mentionne sans vouloir bousculer ces personnes, qu’elles devront adapter certaines habitudes.
« Souvent même si c’est difficile pour les gens de comprendre comment les outils de technologie fonctionnent, ils ont des proches pour les aider avec leurs finances ou même qui s’en occupent pour eux », mentionne Patrice Saint-Pierre. Il n’est pas inquiet pour les individus, mais plutôt pour les communautés des municipalités touchées.
Des citoyens mécontents
Sans ces points de services, les résidents des environs devront se déplacer à Chicoutimi-Nord pour avoir un contact en personne pour s’occuper de leurs finances. « C’était un acquis pour nous, on était gâtés d’avoir une caisse proche de chez nous, donc c’est une grosse perte pour tout le monde », témoigne une cliente de la succursale de Saint-Ambroise.
Un autre citoyen de Saint-Ambroise qui est mécontent de ce retrait de service de proximité croit que ce ne sont pas seulement les municipalités qui pourraient en souffrir, mais toute la région. « Il y a du monde de Shipshaw et de Bégin qui viennent ici pour la caisse, après ça va être tous les autres commerces qui vont en arracher », explique-t-il.
La coopérative de Desjardins a eu recours à une fermeture définitive en raison d’une grande diminution de l’achalandage chez les succursales visées. Le directeur général de la FADOC n’est pas surpris de cette réalité. « Nous avons entamé, il y a quelques années, des démarches pour conserver des institutions, mais c’était de marcher à contrecourant. C’était un phénomène immuable », poursuit-il. D’après lui, il serait tout de même idéal de garder un service téléphonique pour aider à la transition.






