Les femmes du secteur minier mises à l’honneur au Saguenay

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Manon Rouillier, membre de l’association, a lancé la présentation de Women in Mining SagLac, ce jeudi, à l’UQAC. (Photo : Carla Spindler)

Courage, respect, solidarité et inclusion. Telles sont les valeurs sur lesquelles repose Women in Mining SagLac, fondée en décembre dernier. Depuis 2009, Women in Mining Canada est une association présente à l’international, ainsi que dans toutes les provinces du pays.

 « Ce chapitre régional vient s’ajouter aux trois autres déjà existants au Québec. Notre but, c’est vraiment de promouvoir, soutenir et inspirer la main d’œuvre féminine », explique Manon Rouillier, présidente de WIM Québec et WIM Abitibi-Témiscamingue, débutant ainsi la présentation de l’organisme aux intervenants régionaux des activités de développement minéral, venus nombreux.

Avec Arianne Phosphate ou encore Niobec, spécialiste de l’extraction à Saint-Honoré, le Saguenay est de plus en plus convoité par l’industrie minière. « Il y a un vrai engouement des entreprises pour la région, donc je me suis dit pourquoi pas », explique Sarah Sacleux, géologue chez IOS Géosciences et cofondatrice du projet.

Une place pour en discuter

Tout est parti d’un questionnement. « Je travaille dans le bois une grosse partie de l’année et j’avais plein de questions. Par exemple, si j’ai un enfant comment ça marche ? Comment elles font les autres femmes pour gérer ça ?, raconte la coordinatrice générale, Sarah Sacleux. Si j’ai des questions, il y en a plein d’autres qui en ont ». De fil en aiguille, elle a donc rassemblé son petit groupe. Aujourd’hui, c’est à sept qu’elles ont cofondé WIM SagLac.

En pleine expansion, l’association organise des ateliers et des rencontres, destinés aux femmes et aux hommes du milieu pour discuter, apprendre et avancer ensemble face aux inégalités de genre qui persistent dans l’industrie minière. « Nous avons une partie qui est plus réseautage et une partie mentorat où des gens vont être jumelés ensemble en fonction des enjeux qu’ils vivent », explique Pénélope Burniaux. Même si ces axes sont encore à développer, les inscriptions pour le mentorat sont déjà ouvertes.

« J’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’endroit pour discuter de ça parce qu’il n’y a pas beaucoup de femmes dans l’industrie. Donc je me suis dit qu’il était temps d’en créer un », ajoute Sarah Sacleux.

Selon le Conseil RHIM, la représentation des femmes dans la main d’œuvre minière canadienne aujourd’hui est d’environ 16%, face à 48% dans les autres industries. Un faible pourcentage qui atteste de l’importance des organismes comme WIM.

Promouvoir, sans anglicismes

Des projets d’intervention au sein des établissements scolaires sont aussi prévus, afin d’encourager la jeune génération à intégrer les formations dans ce domaine, comme celles proposées à l’UQAC.

En attendant, toute l’équipe s’attelle à un enjeu majeur : la francisation de l’association. En gardant toujours ses origines, Women in Mining prendra donc un nom français au Québec. Mais lequel ? Affaire à suivre.

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