Jiu-jitsu : deux voies, deux champions

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Le jiu-jitsu a été créé en 1920. (Crédit : Jiu_jitsu_submission)

Dans le monde du jiu-jitsu, il n’y a pas qu’une seule voie vers la maîtrise. Les athlètes tracent leurs propres chemins vers le succès. Pour certains, comme Éloyck St-Jean, la passion est née dès un jeune âge, alors que pour d’autres, comme Charles Desrosiers, la révélation est venue plus tard.  

Éloyck St-Jean a commencé le jiu-jitsu à l’âge de 14 ans, et le pratique depuis bientôt cinq ans. Il a décidé de commencer ce sport car il était dans une période compliquée de sa vie et le jiu-jitsu l’aidait à évacuer ses émotions. « Dès que j’ai commencé, j’ai senti ma confiance s’améliorer et j’ai adoré l’atmosphère et l’ambiance des gens », raconte-t-il.  

Carlo Roberto, son entraineur, lui a donné la piqure en l’amenant pour la première fois au gym. Depuis, son quotidien a changé pour le mieux. Il s’entraine de trois à quatre fois par semaine, voire jusqu’à six fois lorsque son horaire le lui permet. 

Étant citoyen de la ville de Montréal, l’accès aux compétitions et à l’entrainement est pour lui plus facile. Il peut aisément trouver des championnats sans trop devoir se déplacer, ce qui facilite grandement son évolution dans ce sport. Étant donné qu’il a commencé lorsque son corps était toujours en développement, il a gravi rapidement les échelons. « C’est important de commencer le jiu-jitsu jeune, car tu dois développer de l’expérience de compétions rapidement », précise-t-il. « Aussi, tu apprends les bases et les techniques plus tôt. » Il a réalisé durant son adolescence qu’il était doué pour ce sport et qu’il en était passionné.  

Éloyck peut faire de trois à quatre compétions par année dépendant de sa forme physique et de son envie. (Crédit : Courtoisie)

Charles Desrosiers, lui, est un athlète de 24 ans qui a commencé le jiu-jitsu au tout début de sa vingtaine. Il pratique ce sport à temps plein depuis quatre ans et il ne compte pas arrêter de sitôt. Étant aussi un entraineur, sa vie tourne autour de son sport. Il enchaine entrainement par-dessus entrainement, espérant un jour devenir le meilleur dans sa discipline. Quand il ne s’entraine pas avec son coach ou avec ses coéquipiers, il forme des jeunes aspirant du jiu-jitsu. 

 Depuis son tout jeune âge, Charles est un passionné de sport. Il était en sport-études hockey durant son secondaire, mais il a perdu sa motivation avec le temps. Il étudiait en kinésiologie à ce moment-là ; cela lui prenait beaucoup de temps et il n’était pas capable de placer un sport dans son horaire.  Il a donc pris une pause pendant quelques années et au début de sa vingtaine, il a eu un déclic.    

Charles Desrosiers s’entraine deux fois par jour, sept jours par semaine (Crédit : courtoisie)

« J’ai réalisé que c’est vraiment l’action du sport qui me passionnait, plus que d’enseigner à monsieur madame Tout-le-monde des activités physiques. Je me suis donc relancé dans un sport qui me parlait depuis que je suis tout jeune. » Lui qui était seulement entraineur à ce moment-là a eu la soudaine envie de recommencer le sport. Étant résident de la région de Saguenay, il est plus compliqué pour lui de pratiquer et de compétitionner. Il doit se déplacer à travers le Québec et quelquefois en dehors du Canada, mais tout ça n’affecte pas l’amour qu’il a pour ce sport.

Les parcours différents des deux athlètes prouvent que l’âge n’a pas d’importance et que la passion, elle, en a beaucoup plus.   

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