Raphaël Précourt : aux portes de la LNH

Raphaël Précourt a terminé la saison 2024-2025 avec un taux d’efficacité de .909 en 50 parties avec les Bleus. (Crédit : Bruno Girard)
Raphaël Précourt est à un souffle de réaliser le rêve qui l’habite depuis l’enfance. Gardien de but partant des Saguenéens de Chicoutimi depuis deux saisons, il espère entendre son nom résonner au Peacock Theater de Los Angeles, les 27 et 28 juin prochains, lors du repêchage de la LNH.
« Ça été un rêve tout au long de ma jeunesse. Maintenant, il s’agit d’un objectif, et c’est très spécial », partage le principal intéressé.
Être le gardien de but numéro un d’une équipe aspirante à la Coupe du Président, c’est porter bien plus que l’uniforme. La pression, les attentes et la charge mentale viennent avec le poste. Mais le jeune cerbère de 18 ans croit en son potentiel et estime pouvoir apporter une contribution gagnante à une formation de la Ligue nationale de hockey.
« Je suis un gagnant. J’ai gagné partout où je suis passé, de M13 jusqu’au junior majeur. Je n’ai peut-être rien gagné comme trophée cette année, mais j’ai battu plusieurs records pour les Saguenéens. Je ne pense pas que ce ne soit rien », exprime celui qui a brisé la marque de la plus longue séquence sans accorder de buts (119:48 minutes) et celui du plus grand nombre de blanchissages en séries éliminatoires (deux) de l’histoire de la franchise.

L’ambiance des séries au Centre Georges-Vézina a donné des ailes à Précourt. (Crédit : Bruno Girard)
Une progression constante
En deux saisons avec Chicoutimi, le numéro 30 a progressé lentement, mais sûrement. Cette année, il a connu des hauts et des bas qui ont notamment été marqués par de petites blessures, mais il a su adapter sa routine pour rester compétitif.
« Je suis presque rendu à 100 matchs dans le junior, je commence à comprendre comment ça marche. J’ai vieilli. J’ai pris de l’expérience. J’ai commencé à plus prendre soin de mon corps. J’avais des blessures qui traînaient depuis quelque temps. Je n’avais pas le choix de prendre de bonnes habitudes, comme les bains de glace et les étirements après les matchs. »
Précourt a aussi misé gros sur son entraînement estival pour revenir en meilleure forme.
« J’ai perdu du poids cet été et je pense que ça a paru sur mes performances. J’étais plus rapide. J’ai pris une longueur d’avance par rapport à l’an passé. »
Mais au-delà du physique, son mental a été affecté durant la saison. Le Pont-Rougeois ne s’en cache pas : la pression de performer à chaque match de façon exemplaire devient parfois lourde à porter. Selon l’entraîneur des gardiens des Saguenéens de Chicoutimi, Alex Carrier, qui s’est exprimé récemment dans une vidéo publiée par l’équipe, Raphaël « est un étudiant de la game et il est extrêmement fort entre les deux oreilles ». Malgré tout, la pression d’être gardien de but partant à 18 ans a été son plus grand défi durant la campagne.
« Au début de l’année, les commentaires sur Facebook et sur les forums, veux, veux pas, je les voyais. Beaucoup de gens critiquaient l’échange de Lafontaine et disaient que je n’étais pas prêt, mais j’ai prouvé le contraire. »

Raphaël Précourt considère le Centre Georges-Vézina comme sa deuxième maison. (Crédit : Maxime Sauvageau)
Même s’il admet qu’une de ses forces est d’exceller après une mauvaise performance, il n’en demeure pas moins humain. Avec ce que ça comporte de hauts et de bas. Au début de la saison, lorsque ses statistiques n’étaient pas au rendez-vous, il a décidé d’agir concernant sa santé psychologique.
« J’ai consulté une psychologue sportive durant l’année. J’ai parlé de mes petits problèmes que j’avais et ça a aidé. Ça m’a tout pris pour que j’aille voir la dame », affirme-t-il en riant. « C’est ma décision. J’ai eu un début de saison plutôt difficile. Ça n’allait pas comme je voulais et j’étais vraiment tanné. »
Avec les Bleus, Précourt est passé proche d’éliminer l’Océanic de Rimouski durant le parcours éliminatoire de ce printemps, jouant un rôle important dans cette série.
Avant de poursuivre vers les rangs professionnels d’ici quelques années, il lui reste un objectif à accomplir avec les Sags : être champion de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec.






