Jour du Souvenir : la relève des Forces armées perpétue le devoir de mémoire

Nathan Mercier est un élève-officier du Collège Militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. (Photo : Courtoisie)
Le jour du Souvenir sera commémoré pour la 107e fois le 11 novembre prochain. Plus d’un siècle plus tard, comment la relève des Forces armées perçoit-elle le rôle de défendre la feuille d’érable ?
À la base des Forces armées canadiennes (FAC) de Bagotville, quelques jours avant le 11 novembre, on s’apprête justement à renouer avec cette tradition. L’adjudant-chef de la 3e escadre, Mario Huard, raconte que des évènements auront lieu dans la région pour célébrer cette journée symbolisée par le coquelicot. Une collaboration avec la Légion royale canadienne enverra plusieurs centaines de membres des FAC dans la région, notamment dans les arrondissements de Jonquière et de Chicoutimi pour la 2e escadre. La 3e escadre se déplacera également, mais du côté d’Alma. Le grand déploiement régional contribue à sensibiliser la population grâce à des activités commémoratives, mais aussi à faire connaître les FAC et à attirer la relève au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Bagotville est la seule base militaire fédérale située au Saguenay-Lac-Saint-Jean. (Photo : Émile Leboeuf)
Une relève différente
Au cours des dernières années, le recrutement s’est avéré plus difficile. Par exemple, entre avril 2022 et mars 2025, les FAC avaient prévu de recruter 19 700 nouveaux membres, mais n’en ont recruté qu’environ 15 000. Pour augmenter le bassin potentiel de recrues, les FAC ont revu les critères de sélection récemment. Ainsi, depuis janvier 2025, les candidats présentant certaines conditions médicales comme l’asthme, l’anxiété, les allergies ou le TDAH ne sont plus automatiquement disqualifiés.
L’adjudant-chef, Mario Huard, est d’ailleurs confiant quant au futur. Il est certain que les objectifs de recrutement de 2032 seront atteints. « Une nouvelle génération amène d’autres qualités, une diversité qu’on n’avait pas. Je suis optimiste face à l’avenir. Je n’ai aucune crainte. » Les propos encourageants de l’adjudant-chef correspondent à ceux de deux élèves-officiers du Collège Militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Nathan Mercier et Luc Chatelain. « La plupart de nos collègues veulent accomplir des grandes choses et ils ont de grandes ambitions ».

L’adjudant-chef Mario Huard est à sa 39e année dans les Forces Armées canadiennes. (Photo : Émile Leboeuf)
Une formation toujours d’actualité
Au-delà de la volonté de défendre les couleurs de l’unifolié, Nathan Mercier affirme qu’être dans l’armée est un atout majeur à son cheminement. « Le mode de vie que tu vas chercher avec les Forces devrait être une ambition que tout jeune devrait avoir. » L’adjudant-chef Huard observe de son côté que les jeunes d’aujourd’hui s’engagent pour les mêmes raisons qui l’ont poussé à s’enrôler, il y a maintenant 39 ans. « Les Forces armées canadiennes te permettent de développer un sens de la discipline, de l’ordre et de la hiérarchie. La relève veut participer à la protection de la population. »
Le jour du Souvenir a pour objectif de rendre hommage aux soldats qui ont participé à la Première Guerre mondiale, mais aussi tous ceux qui ont servi et qui servent encore le Canada. Le port du coquelicot est inspiré du célèbre poème canadien In Flanders Fields (Au champ d’honneur, 1915). Il a été écrit par le médecin militaire John McCrae, après qu’il a vu des coquelicots pousser sur les tombes des soldats tombés au combat en Belgique et en France.






