Le Bloc québécois exige que le dirigeant de Domtar s’explique aux Communues

Le député de Jonquière, Mario Simard était accompagné du président syndical CSN de l’usine Kénogami, Gilles Vallancourt et de son vice-président, François Gagnon. (Photo : Vicky Dallaire)
Le Bloc québécois exige la comparution du dirigeant de Domtar, Jaskson Wijaya, devant le comité parlementaire pour justifier ses récentes décisions concernant l’usine de Kénogami. La motion sera débattue demain au Comité permanent des ressources naturelles (RNNR) de la Chambre des communes à Ottawa.
Le député bloquiste Mario Simard et le président syndical de l’usine de Kénogami, Gilles Vaillancourt, ont dénoncé ce matin, lors d’un point de presse, le manque flagrant de transparence de la part de la direction de Domtar.
« Depuis des mois, on demande des réponses claires. Les travailleurs vivent dans l’incertitude la plus totale, alors que l’entreprise prétendait vouloir investir. Aujourd’hui, on assiste plutôt à des mises à l’arrêt répétées, sans explication crédible », a expliqué le député bloquiste de Jonquière.
Les tentatives de dialogue se sont multipliées au cours des derniers mois, sans jamais obtenir de réponses précises sur les intentions de l’entreprise. M. Wijaya a refusé à plusieurs reprises de se présenter devant le comité pour s’expliquer.
« On a assez joué au chat et à la souris. À la limite, on fait rire de nous depuis un bon moment », a déploré Mario Simard, qui n’a jamais été contacté par l’entreprise. « Je suis encore ouvert à discuter avec eux, mais disons qu’il est minuit moins une et qu’ils vont devoir changer leur approche. »
Depuis l’été dernier, des rumeurs circulent quant à l’arrêt éventuel des activités de l’usine de papier de Kénogami.
La semaine dernière, le maire de Saguenay, Luc Boivin, a révélé lors de la séance du conseil municipal, le transfert de propriété à une société en commandite qui appartient à Domtar.
Les élus craignent que ce transfert mène à vendre l’électricité pour un projet à Gatineau.
Le président syndical de l’usine Kénogami, Gilles Vaillancourt, affirme que la situation crée un climat d’anxiété chez les travailleurs et qu’ils ont l’impression d’être tenus à l’écart des décisions.
« Les travailleurs méritent de savoir ce qui se passe. On ne peut pas gérer une usine et une région entière dans le flou », a plaidé M. Vaillancourt.
L’usine de papier de Kénogami, anciennement appelé Produits forestiers Résolu (PFR) a été rachetée en juillet 2022 par l’entreprise Paper Excellence. L’ancien ministre fédéral de l’Industrie, François-Philippe Champagne, avait rassuré la population que l’entreprise s’était engagée à maintenir les opérations et à déposer un plan d’investissement visant à assurer la pérennité du site.






