Troubles du sommeil : Un enjeu de santé publique

Alors que de plusieurs troubles affectent le sommeil et la santé de nombreux québécois, ils semblent être encore sous-estimés. C’est le constant que met en lumière l’Association pulmonaire du Québec (APQ) à l’occasion de la Journée internationale du sommeil.
Selon un sondage d’Index Santé, 37% des québécois sont en déficit de sommeil. Un chiffre qui révèle un manque de considération pour la gestion de ce dernier.
D’où cette campagne lancée ce vendredi par l’APQ pour prévenir les dangers liés aux troubles du sommeil.
Au Québec, une personne sur vingt se fait diagnostiquée avec de l’apnée obstructive du sommeil. Cette maladie provoque des arrêts répétés de la respiration durant la nuit.
« C’est aussi pour sonner la cloche au gouvernement »
La Journée internationale du sommeil permet à l’APQ de continuer à faire pression sur le gouvernement pour octroyer le remboursement des appareils à pression positive continu (CPAP).
Ces appareils permettent de traiter efficacement le trouble et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. Cependant, cette médication n’est pas accessible à tout. Son prix varie entre 1500 $ et 3000 $.
Dominique Massie, directrice générale de l’Association pulmonaire du Québec, affirme que « ça fait 9 ans que le gouvernement a approuvé la motion qui avait été demandée par le Parti Québécois […] Il s’était engagé à rembourser le CPAP pour les gens défavorisés. »
Aujourd’hui, le gouvernement n’a pas encore donné de réponse. Les appareils à pression positive continu sont remboursés partout au Canada à l’exception du Québec. La directrice générale continu de se battre, mais elle affirme néanmoins qu’« il y a une injustice quelque part ».
Des risques bien réels
Parmi les symptômes révélateurs, des ronflements importants, une fatigue omniprésente pendant la journée, des difficultés à s’endormir, des maux de tête au réveil ou encore une somnolence au volant. Une personne atteinte de ce trouble à des grandes chances d’impacter sa santé cardiovasculaire, de développer du diabète, de l’hypertension, de dégrader sa qualité de vie et de générer du danger pour autrui.

L’Association pulmonaire du Québec a comme mission l’éducation, la promotion de la santé respiratoire, la prévention des maladies pulmonaires et la réadaptation. (Photo : AFQ)
Pour Dominique Massie, l’apnée du sommeil est un enjeu de santé publique : « L’apnée du sommeil non traitée réduit la vigilance et augmente le risque d’accidents de la route. Les conséquences peuvent être graves, autant pour la santé que pour la sécurité publique. »
Mme Massie ajoute que l’apnée du sommeil affecte toutes les générations : de l’étudiant qui doit passer un examen, au travailleur dans le secteur de la construction qui risquent de perdre sa carte de compétence.
Un dépistage gratuit
Afin de prévenir les risques et amener la population à se questionner sur la qualité de son sommeil, l’APQ a mis à disposition un test de dépistage. L’outil permet d’évaluer la qualité de son sommeil et d’estimer les risques de souffrir d’un trouble. En fonction des résultats, un accompagnement est garanti et une consultation gratuite de 30 minutes avec un.e inhalothérapeute est programmée.
Le test de dépistage est accessible ici : https://poumonquebec.ca/somnolence-et-ronflements-des-signaux-dalarme-a-ne-plus-ignorer/






