La CSQ veut jouer dans un « film » différent avec Christine Fréchette

Éric Gingras milite au sein du mouvement syndical depuis 1997. (Photo: Marylène Bouanga)
Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, souhaite changer le dialogue autour des groupes syndicaux. « Ça fait un an qu’on joue dans un film dans lequel on ne veut plus jouer », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse mardi matin à Chicoutimi.
La CSQ tire l’alarme sur l’augmentation des cas de violence dans le milieu éducatif. Morsures, lancement d’objets, insultes et autres, font maintenant partie du quotidien du personnel enseignant et du personnel de soutien. Parmi eux, plusieurs quittent parce qu’ils sont « fatigués » explique la présidente par intérim du Syndicat régional des employés de soutien, Isabelle Blanchette.
Ce message du CSQ sert à démontrer « qu’il existe d’autres enjeux que des enjeux de promotion collective », précise Éric Gingras. La violence est un enjeu important selon la CSQ et doit être entendu par les différents groupes de la population, incluant celui de la classe politique.

Plusieurs syndicats de la région étaient présents afin d’écouter le message d’Éric Gingras. (Crédit : Vittoria Caputo)
Le président du congrès qualifie le discours de l’ancien premier ministre, François Legault, ainsi que celui de l’autre prétendant à la chefferie, Bernard Drainville, comme « un discours de division avec les syndicats ». Les lois antisyndicales, telles que la loi 14 et la loi 4 qui visaient à limiter le droit de grève et à s’ingérer dans les affaires syndicales est à l’origine des tensions entre les deux partis selon lui.
« On souhaite profiter de l’élection d’une nouvelle première ministre, annonce Éric Gingras, pour mettre ça dernière nous et établir un nouveau climat avec un ton différent. » M. Gingras invite donc Christine Fréchette à dialoguer afin de discuter des vrais enjeux, comme celui de la violence et non des conventions collectives comme ce fut le cas avec François Legault. Il affirme avoir « plein de propositions et d’idées » afin de régler l’enjeu.
L’augmentation de la violence ne concerne pas uniquement le milieu éducatif. Selon une consultation de Léger, commandité par la CSQ, 75 % de la population est inquiète par rapport au climat de violence qui sévit autant dans les écoles qu’ailleurs. Éric Gingras invite donc toute la population à collaborer. Il tend également la main aux élus et au maire de Saguenay « qui devra mettre l’épaule à la roue » afin de diminuer la violence.
Cette conférence de presse, mardi, débutait la tournée dans les régions du Québec de la CSQ.






