La région se démarque en don d’organes

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Carte d'assurance maladie signée pour son don d'organe.

L’objectif de l’hôpital de Chicoutimi est d’identifier 100 % des donneurs d’organes potentiels, malgré un résultat de 79 % en 2025. (Crédit : Zachary Rivard)

Les donneurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont permis de sauver 39 vies en 2025. C’est l’occasion de le souligner en cette Semaine nationale du don d’organes et de tissus. 

L’année dernière, 13 personnes ont fait don de leurs organes. Ils ont pu être transplantés à des receveurs de partout au Québec. Ce sont les familles qui doivent prendre la décision finale lorsqu’un patient est identifié comme donneur potentiel. Le taux de consentement en 2025 s’élevait à 56 %. 

La responsable du comité de don d’organes de Chicoutimi, April Marcotte, attribue la bonne performance de la région à l’implication du personnel. « Ici au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on sait ce qu’est le don d’organes. Les professionnels sont impliqués et la culture du don à l’hôpital de Chicoutimi est très forte. Nous sommes à l’affût pour repérer nos donneurs potentiels. Nos comités de don sont dynamiques et tout le monde veut participer », explique l’infirmière, qui souligne que la région est la deuxième plus performante au Québec dans ce domaine. 

L’objectif de la Semaine nationale du don d’organes et de tissus est de sensibiliser la population au don d’organes et de l’inciter à en discuter. Les Jonquiérois semblent par ailleurs partagés sur la question, selon un vox pop réalisé jeudi. 

« Je ne donne rien. Je me suis tout fait voler et je vois mal comment je pourrais donner », a expliqué une citoyenne devant un arrêt d’autobus. 

Pour d’autres, ce n’est toutefois pas une question de volonté. « Malheureusement, je ne peux pas à cause du diabète », a confié un Jonquiérois au même endroit. 

« Oui, c’est fait. Je trouve ça important parce que beaucoup de personnes dans la famille en ont eu besoin, donc j’y suis sensibilisé », a pour sa part exprimé un passant devant le Maxi. 

Sauver des vies a motivé les autres personnes interrogées qui ont signé leur carte d’assurance maladie. 

Depuis plusieurs années, le don d’organes a connu des avancées majeures, notamment avec le processus de don à travers l’aide médicale à mourir (AMM). Bien que cette procédure ne soit pas encore très connue, trois demandeurs d’AMM ont décidé de donner leurs organes l’an dernier. 

« Ces gens-là sont incroyables. Ils se disent : “je veux pouvoir sauver la vie des gens”. Ce sont eux souvent qui vont remonter le moral de leurs proches », exprime l’ancienne infirmière ressource en don d’organes et de tissu Josée Munger. 

Dans les derniers mois, Santé Canada a approuvé le changement d’une loi, ce qui permet maintenant le prélèvement de cœurs lors d’arrêts circulatoires et en AMM. Auparavant, le don de cœur ne pouvait se faire qu’en cas d’arrêt neurologique. Un projet pilote s’est amorcé à Montréal, et la présidente du comité de don d’organes, April Marcotte, espère que cela pourra être fait au Saguenay d’ici quelques années. 

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