Des tatoueurs de la région réclament une formation d’hygiène obligatoire

 

La propriétaire d’Addik Tattoo à Chicoutimi, Gabrielle Munger, rappelle que la stérilisation est un processus complexe. « Passer une lingette ne suffit pas ». (Photo : Andréa Maheux)

 

La tatoueuse et propriétaire d’Addik Tattoo à Chicoutimi, Gabrielle Munger, réclame la mise en place d’une formation en stérilisation obligatoire afin de pratiquer le métier. Selon elle, le gouvernement devrait imposer une réglementation et octroyer des permis de tatouage.

La jeune femme cumulant plus de 10 000 abonnées sur Instagram pointe du doigt l’accessibilité à une machine à tatouage sur internet et au titre de tatoueur. Au Québec, aucune loi n’encadre cette industrie ce qui engendre des risques pour la santé des clients.

Dans son cas, tous les employés de son salon ont suivi un cours de virus pathogènes et de contamination croisée. Leurs outils de tatouage et de perçage passent par un processus de stérilisation très rigoureux. Ils doivent passer par le stérilisateur médical dans une pièce séparée avec une température et une pression adéquate, de la chaleur, de la vapeur et un cycle de séchage.

« Certains pensent que de passer une lingette suffit, mais ça ne fait que déloger les microparticules. C’est plus compliqué que ça », affirme-t-elle.

Une méconnaissance des risques

Selon l’artiste, tout passe par la mésinformation. Lorsqu’un tatoueur n’applique pas les normes d’hygiène nécessaires, c’est souvent par un manque de connaissances.

« Le tatoueur n’est pas de mauvaise foi. Il n’a juste pas le savoir », croit-elle.

Des tatoueurs du Saguenay recommandent une formation d’hygiène obligatoire. (Photo : Andréa Maheux)

Gabrielle Munger soulève aussi la lourdeur médicale associée aux infections par tatouage. « Ça contribue à l’engorgement du système de santé. », se désole la tatoueuse.

Cette activité impliquant des aiguilles, les clients et les employés sont à risque de contracter des maladies transmissibles par le sang. Parmi ces infections, on retrouve le SIDA, l’Hépatite B ou C.

« Nous, on est validés et approuvés par Santé Canada, mais ce n’est pas comme ça partout malheureusement, croit la secrétaire chez Addik Tattoo, Lyndsay Brisson. Ça devrait être une norme imposée. »

Bien qu’aucune norme ne soit imposée à ce jour au pays, Santé Canada se réserve le droit d’envoyer des inspecteurs dans des salons de tatouage.

À propos de Andréa Maheux

Andréa Maheux
Native de Sherbrooke, Andréa Maheux, 20 ans, avait l’intention de laisser sa trace à l’École Supérieure en Art et technologie des médias et l’a bel et bien fait. Maintenant à sa troisième et dernière année dans l’établissement de Jonquière, la jeune femme ne finit plus de surprendre. Sa grande passion pour l’écriture l’a mené vers son champ d’étude en journalisme, où elle s’accomplie et s’épanouie pleinement. Celle qui vient d’autoéditer son tout premier roman, intitulé « Divergente », croit en l’importance de sensibiliser davantage la population sur les maladies mentales. Le trouble de la personnalité limite étant le sujet phare de son recueil, elle espère un jour pouvoir faire une différence pour toutes les personnes vivant avec ces mêmes maux. Andréa souhaite également toucher le public en relatant d’importants phénomènes de société, qui passent parfois sous silence. Pour elle, le journalisme lui donne une voix pour exprimer clairement ses idées et son opinion, ce qui ne l’a fait reculer devant rien. Proche de ses émotions, elle désir amener plus de couleur et de vivacité à son futur métier.

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