Une bonne année en vue pour le tourisme dans la région

La majorité des touristes internationaux viennent de l’Europe francophone. (Crédit: Tirée de Facebook – Véloroute ds Bleuets)
À l’instar de Montréal, Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean s’attend à une année faste en 2026. L’activité touristique ne cesse d’augmenter dans la région depuis 2019.
Bien que le cyclotourisme y soit l’activité la plus lucrative, la région peut compter sur une diversité de marchés, et ce malgré un contexte économique marqué par l’augmentation du coût de la vie.
La directrice générale de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Dubord, affirme que l’industrie touristique n’est pas à l’abri de certains défis, qu’il s’agisse de crises sanitaires passées, de feux de forêt ou, plus récemment, de la hausse du prix du carburant. Face à ces « vents contraires », l’industrie fait preuve d’une résilience remarquable selon elle.
Comme le souligne Mme Dubord, la force de la région tient à « l’ingéniosité » et la force des entrepreneurs qui manœuvrent dans ces conditions changeantes. La clientèle, majoritairement québécoise, reste fidèle à la destination.
Pour beaucoup de visiteurs cherchant à décrocher, le Saguenay–Lac-Saint-Jean offre un rapport qualité-prix inégalé. Julie Dubord souligne qu’« en arrivant ici, […] les gens ressentent littéralement un accueil, une qualité d’expérience ».
« Ils trouvent donc qu’ils en ont pour leur argent », ajoute-t-elle.
Pour perpétuer l’augmentation du tourisme, l’organisation fait de la publicité partout au Québec et sur les marchés internationaux. Elle mise aussi sur l’accompagnement des gestionnaires des petites entreprises.
Les retombées économiques, le gîte Almatoit, situé à Alma, en bénéficie. La propriétaire, Aurélie Marchand, se donne comme défi de faire découvrir la région. Elle prend soin de s’approvisionner le plus localement possible, des viennoiseries de la Boulangerie Farine aux couvertures faites par la communauté de Wendake. Mme Marchand a par ailleurs remarqué une augmentation du tourisme en septembre, qui est plus rentable que le mois de juin.
La femme à la tête de l’entreprise croit néanmoins qu’il reste encore des enjeux dans l’industrie du tourisme, comme les réservations faites en ligne, avec lesquelles les différentes plateformes vont chercher jusqu’à 15 % du paiement total. « On est vraiment confrontés, les petits établissements, aux grandes plateformes de ce monde comme les Booking.com. Ce sont des charges énormes », souligne la gérante du gîte Almatoit.






