L’IA : un défi pour la crédibilité des journalistes

La FPJQ avait tenu un panel sur les relations entre les journalistes et les acteurs du domaine judiciaire au cégep de Jonquière en 2025. (Crédit photo : Facebook FPJQ)
L’intelligence artificielle occupe une place croissante dans les médias, mais elle soulève aussi des inquiétudes quant à la crédibilité de l’information. C’est l’un des enjeux qui sera discuté lors d’un panel organisé par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dans le cadre des Semaines de la presse et des médias.
Pour Claudia Morissette, journaliste scientifique et enseignante en ATM au Cégep de Jonquière, le principal risque concerne la perception du public face à l’information.
Elle pointe vers une étude réalisée en 2025 selon laquelle « 40 % des Canadiens pensent que la plupart des nouvelles sont rédigées par des policiers », reflet à ses yeux d’une confusion autour de la production journalistique.
Dans ce contexte, elle insiste sur ce qui distingue le travail des journalistes. « Ce qui est pertinent au sein de cette profession-là, c’est justement tout le côté vérification, le côté ”aller à la rencontre des gens, s’assurer de répondre au code éthique du journaliste”. »
Selon Claudia Morissette, l’intelligence artificielle peut aussi créer une impression trompeuse de fiabilité. Les journalistes devront donc réaffirmer leur rôle auprès du public.
« Le journaliste devra peut-être justifier son rôle, […] vous rappeler en fait que “voilà, je suis là, j’ai vérifié pour vous l’information que je vous apporte, elle est crédible, elle est vérifiée, puis elle est pertinente”. »
Dans ce contexte, l’IA apparaît autant comme un outil que comme un défi, obligeant les journalistes à défendre leur valeur dans un environnement médiatique en transformation.






