Quand le sport devient synonyme d’inclusion

Plusieurs jeunes athlètes ont compétitionné sur la piste de course de 100 mètres, jeudi. (Crédit : Félix Parenteau)
Réunis au Centre Mario-Tremblay d’Alma, plus de 200 participants vivant avec un handicap prenaient part à la cinquième édition du défi À vos marques, jeudi matin. Entre les épreuves de course, de CrossFit et les encouragements des bénévoles, l’événement mise avant tout sur le dépassement de soi et l’inclusion.
Un coup de cloche retentit pour annoncer le coup d’envoi de l’évènement. Sur la ligne de départ, la numéro 3545 s’élance à bord de son fauteuil roulant sous les acclamations de ses intervenantes qui l’accompagnent. À bout de souffle et les bras endoloris, elle arbore un large sourire à la suite des 100 mètres parcourus en seulement 13 secondes.
Elle n’est pas la seule à courir de tous bords, tous côtés. Une soixantaine de bénévoles mettent la main à la pâte pour offrir une journée mémorable. « De voir la jeunesse, de voir toute la joie dans leurs yeux, c’est ressourçant et c’est beau », affirme la bénévole Micheline Bergeron, qui en est à sa première édition. Elle explique aussi que « les chemins sont un petit peu atypiques » pour ces personnes et qu’ainsi « chaque petite réussite est importante ».
Parlant d’« atypique », la créatrice de contenu sensibilisant au sujet de l’autisme, Valérie Jessica Laporte, connue sous le nom de Bleuet atypique, croit que c’est une chance pour ces jeunes athlètes de pouvoir se surpasser. « Les gens ne se rendent pas compte à quel point ç’a un impact positif de bouger. On dirait que parfois, on veut juste faire bouger nos meilleurs, alors que les personnes handicapées ont tout autant leur place. » La Saguenéenne, elle-même autiste, note qu’il demeure difficile de trouver des sports adaptés à ses besoins, même si elle ne possède aucun handicap physique. « Imagine pour ceux qui sont en fauteuil roulant ! »
À l’initiative d’AlterGo, dédié à l’accessibilité universelle, l’évènement a été mis sur pied dans un contexte où les régions avaient peu accès à des activités du genre. Cinq ans auparavant, l’organisme avait approché la directrice de l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées, Manon Blackburn, afin de développer le projet. Depuis, l’évènement ne cesse de croître d’année en année avec un « engouement intéressant pour les jeunes et les moins jeunes ». Une précision importante puisque l’athlète le plus âgé avait 72 ans.
L’évènement, qui a rassemblé plus de 450 athlètes avec la journée du mardi à l’UQAC, s’est clôturé avec une remise de médaille symbolique, jeudi.






