El Niño s’approche du Québec

Le phénomène climatique influence surtout les températures de la côte Ouest de l’Amérique. (Crédit photo : Fatih Turan, Pexels).
Le phénomène météorologique El Niño devrait s’amorcer dans le mois de juin. Un été plus frais et un hiver plus doux sont prévus cette année au Québec.
Le météorologue d’Environnement Canada, Julien Pellerin, estime qu’El Niño a 82 % de chance de se concrétiser. « C’est sûr qu’on va transitionner vers une phase El Niño. C’est plutôt l’intensité en ce moment qui est plutôt incertain », explique-t-il.
Ce phénomène climatique commence dans l’océan Pacifique. « En temps normal, il y a une remontée d’eau froide des eaux pacifiques vers la cote d’Amérique du Sud, c’est le climat normal que l’on connait », décrit le directeur de la Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, Partick Faubert. Avec El Niño présent, la température se « chamboule ».
« En fait, c’est des événements extrêmes. Ça peut être des sécheresses ou sinon des inondations », précise M. Faubert.
Toutefois, Environnement Canada envisage des températures plus basses que la moyenne pour le Québec cet été. L’hiver est plus couramment touché par la hausse des températures dans la province.
Cependant, ce n’est pas un El Niño normal qui pourrait influencer le climat vers la fin de l’année. « On prévoit 37 % de chances à partir d’octobre. Donc, s’il y a un super El niño, il va vraiment se manifester plus en automne, voire même à l’hiver », développe Julien Pellerin.
« C’est le même effet, mais amplifié. Par exemple, en 1997-98, il y a eu une crise du verglas dans le coin de Montréal et de la Montérégie. Ça s’était associé à un super El Niño de l’Amérique du Nord. Donc le super El Niño, c’est comme El Niño sur des stéroïdes », illustre le directeur de la Chaire en éco-conseil de Chicoutimi.






