L’ERD sauvée de la dissolution par quatre membres

Depuis 2011, l’Équipe du renouveau démocratique de Saguenay tente d’être plus à l’écoute des citoyens.
Le départ de huit des onze membres du conseil d’administration a failli mener la dissolution de l’Équipe du renouveau démocratique de Saguenay (ERD), mercredi soir. In extrémis, quatre membres pourraient secourir le parti.
« On ne s’attend pas à voir grand monde ce soir », laissait entendre le président du CA, André Brassard-Aubin, avant même d’entrer dans la salle de la bibliothèque de Chicoutimi où était censé se tenir l’assemblée générale annuelle du parti. Sur les 400 membres de la formation politique, seuls 17 se sont réunis pour l’occasion. Il en aurait fallu quatre de plus pour tenir l’AGA.
Le chef, Maxime Pepin-Larocque, n’était lui non plus pas présent.
Après la présentation du budget annuel, « en ordre » malgré les circonstances, les membres ont discuté de l’avenir du parti, l’un d’eux se disant d’ailleurs « en deuil ».
« Je trouve ça dommage pour la démocratie de Saguenay », a lancé un autre.
La fusion avec Unissons Saguenay et la dissolution du parti sont deux options qui ont été envisagées mercredi soir.

Le président de l’ERD, André Brassard-Aubin, est président de la formation politique depuis plus de 5 ans.
Dans son allocution, le président du CA, André Brassard-Aubin, a repris le slogan des Canadiens de Montréal. « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous de le porter bien haut. » Un sauveur, Daniel, allait alors répondre à l’appel en assurant que lui et trois autres militants étaient prêts à reprendre la barre du parti.
Ils doivent rejoindre le CA avant la fin juin, sans quoi l’opposition au gouvernement municipal mettra la clé sous la porte.
« Essoufflements »
C’est que l’élection de novembre a été difficile pour l’ERD. Ni Christine Basque, adversaire de Luc Boivin, ni les 12 candidats dans les différents districts de Saguenay n’ont su recueillir suffisamment de voix pour être élus.
Des changements avaient déjà été envisagés. Le nom et le logo ont été modifiés il y a quelques mois pour y inclure « Saguenay ».
« Ce soir, on a peut-être un peu d’oxygène », a affirmé l’ancien enseignant en journalisme, André Brassard-Aubin, porté par l’élan de la rencontre de mercredi.
Le nouveau CA devrait tenir une nouvelle assemblée générale annuelle à l’automne.






