Et si on parlait de travail autrement : une soirée pour réinventer le travail, ensemble 

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Évènement du Grand Dialogue en collaboration avec le Mur porteur (Photo: Marine De Ville)

Le travail vu non pas comme un problème à subir, mais comme quelque chose qu’on peut encore réinventer, ensemble. C’est l’incroyable mission que s’est lancé l’initiative citoyenne « Le grand Dialogue » en collaboration avec la coopérative « le mur porteur ». L’évènement s’est déroulé ce jeudi 3 septembre à Chicoutimi autour de discussions à l’ambiance chaleureuse avec des intervenants venant de part et d’autre. 

L’événement, « Et si on parlait de travail autrement ! », réunissait le Grand Dialogue, une initiative citoyenne de transformation sociale et d’autodétermination active dans la région et la Coopérative Le Mur Porteur, une entreprise de construction du Saguenay, pour une première collaboration. Employés, employeurs, entrepreneurs et curieux de tous horizons partageaient une même idée : le changement ne vient pas seulement des employeurs vers les employés, ou l’inverse, il se construit à plusieurs mains. 

 

Ras le bol du travail au train de vie effréné, ils ont bâti une société à leur image 

Le Mur Porteur incarnait bien cette idée. Fondée en 2015 par des charpentiers et menuisiers fatigués d’un rythme effréné et de déséquilibres travail-famille, la coopérative s’est bâtie autour d’une gouvernance démocratique et de matériaux plus sains. « Pourquoi est-ce qu’on ne crée pas une entreprise à notre image, selon nos valeurs ? », se sont demandé les fondateurs Jérôme Boudreault, Jean-Michel Hébert, Geneviève Demers et Guillaume Dehaes. C’est elle, d’ailleurs, qui a approché le Grand Dialogue en premier, « comme une petite tape à l’épaule », d’où est née l’idée de cette soirée. 

Ian Segers, responsable de la stratégie et la politique au sein du Grand Dialogue (Photo: Marine De Ville)

« On a travaillé beaucoup pour améliorer les conditions de vie de nos membres travailleurs, mais c’est loin d’être parfait », reconnait Isabelle Gilbert (chargée de projet), qui espérait surtout « se partager les outils innovants que chacun utilise » pour continuer à s’améliorer. 

 

Un message d’espoir pour l’avenir 

Au fil de la soirée, un tableau blanc s’est rempli de mots inscrits collectivement : confiance, liberté d’action, responsabilisation, sens. Il s’est terminé sur un mot inattendu, entouré d’un petit cœur : amour. Tout le monde a pu partager ses idées, ses conseils et ses points de vue avec beaucoup de messages d’espoir pour le futur dans une ambiance très familiale. Le Grand Dialogue a notamment proposé de garder contact avec les intervenants  pour pouvoir avoir un retour sur l’application des conseils partagés, un suivi sur du long terme ainsi qu’une collaboration pour pouvoir avancer main dans la main. 

Pour le Grand Dialogue, cette soirée n’est qu’une nouvelle étape dans une démarche déjà bien établie. Depuis sa création, l’organisme a fait dialoguer plus de 10 000 personnes de tous horizons dans la région, récoltant près de 28 000 propositions et rêves pour l’avenir. Une démarche qui met l’écoute au centre, avec la parole bienveillante, l’inclusion, l’acceptation des émotions et l’indulgence comme principes de base. 

 

Souhaits des participants pour le milieu du travail (Photo: Marine De Ville)

 

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