Une 6e coopérative en vue à Jonquière : Loge m’entraide demande l’appui des candidats

Ce terrain de l’ancienne Boulangerie Fortin, à Jonquière, accueillera bientôt un projet de logements sociaux porté par Loge m’entraide. (Photo : Marylène Nellya Bouanga)
Loge m’entraide s’apprête à fonder sa sixième coopérative à Jonquière, sur l’ancien terrain de la Boulangerie Fortin. Après 13 ans d’attente, la Ville de Saguenay a accepté de céder le terrain convoité.
La demande locative ne cesse de s’intensifier, alors que le Saguenay connaît aujourd’hui une augmentation de 49 % du prix des loyers. Cette pression se traduit concrètement par une liste d’attente qui s’allonge. Par exemple, 500 ménages attendent actuellement un HLM au Saguenay, alors qu’ils étaient environ 300 il y a trois ans. « Il y a quand même 5230 ménages à Saguenay qui consacrent plus de 30 % de leur revenu pour se loger et qui seraient éligibles à obtenir un logement social », souligne la coordonnatrice de Loge m’entraide, Sonia Côté.
À l’échelle du Québec, on compte désormais environ 35 000 ménages qui demeurent en attente d’un logement social. Une réalité qui touche particulièrement les personnes à faible et modeste revenu, parmi lesquelles les femmes seules de 55 ans et plus figurent parmi les plus vulnérables.
Face à ces chiffres, Loge m’entraide interpelle les partis politiques en vue des élections provinciales. L’organisme estime que les logements « abordables » ne répondent pas aux besoins des ménages les plus précaires. « À ce rythme-là, les locataires à faible revenu ne suivent pas et on comprend que cela va au-delà du coût de l’inflation par année », ajoute Sonia Côté.
Les demandes formulées sont alors très claires. Au niveau national, l’organisme réclame le financement de 10 000 logements sociaux par année pendant quinze ans. « On veut que ce soit doublé, car le marché locatif équivaut à 10 % ». L’organisme demande également la rénovation complète du parc existant, l’inscription du droit au logement dans la Charte québécoise, un contrôle des loyers ainsi que la garantie d’une participation démocratique des locataires et des communautés. « Nous, ce qu’on demande dans le contrôle des loyers, c’est que son coût soit plafonné lorsqu’il y a une augmentation chaque année. », explique la coordinatrice.
Sonia Côté ajoute que le logement social permet de créer bien plus que des logements : il apporte un véritable milieu de vie fondé sur l’entraide, le partage et la participation.
L’organisme y voit une preuve concrète de ce qui est possible. « C’est un exemple qu’avec la collaboration de la Ville, on peut arriver à mener à terme des projets de logements sociaux », conclut la coordonnatrice de Loge m’entraide.

Sonia Côté, coordinatrice de Loge m’entraide, pousse






