Les préoccupations des aînés au cœur de la campagne

Josée Savard, directrice générale de l’AQDR Jonquière.
(Photo : Émile Beauséjour)
Pour les organismes qui représentent les aînés partout au Québec, comme l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées de Jonquière (AQDR), la campagne électorale est le parfait moment pour faire entendre les besoins de cette partie de la population.
L’idée est claire pour l’organisme, les engagements des partis devront répondre avec des actions concrètes plutôt que des promesses exagérées. Pour Josée Savard, directrice générale de l’AQDR Jonquière, le prochain député devra faire preuve d’honnêteté. « J’aimerais qu’ils me disent qu’ils s’engagent avec nous pour réellement faire avancer les dossiers. Pas juste faire des promesses ».
La hausse du coût des loyers représente notamment un enjeu important pour les aînés qui disposent de revenus fixes. L’augmentation du prix des aliments et des autres dépenses courantes exercent également une pression sur leur budget, alors que plusieurs doivent composer avec des revenus limités et plafonnés provenant des programmes gouvernementaux. « Depuis 10 ans, ce revenu-là [pension de vieillesse] a augmenté seulement de 30%, mais les logements et les coûts de la vie ont monté de plus de 70% », mentionne Mme Savard.

L’AQDR défend les droits des personnes aînées depuis 47 ans
(Photo : AQDR)
L’accès aux soins et aux services de transport constitue une autre préoccupation, particulièrement en région. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, les distances et la disponibilité du transport peuvent compliquer les déplacements vers les établissements de santé, les commerces et les différents services.
L’AQDR propose plusieurs solutions pour améliorer les conditions de vie des aînés et est prête à mettre la main à la pâte. L’organisme souhaite maintenant que les différents partis passent à l’action en mettant en place des mesures réalistes, en collaboration avec les groupes qui représentent les personnes âgées. « Je ne pense pas que ce soit la préoccupation centrale des gouvernements [les aînés], mais ça devrait faire partis des priorités », explique avec espoir la directrice générale.






