Réserves stratégiques de sirop d’érable du Québec à sec

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Produit_sirop_d'érable

Crédit Photo: Dominic Delude

Les réserves stratégiques de sirop d’érable du Québec sont vides. Cette annonce survient au lendemain de la Journée nationale de l’érable.

La demande de sirop d’érable est en augmentation, mais la production ne suit pas. En 2025, les Producteurs et Productrices Acéricoles du Québec (PPAQ) ont récolté 225 millions de livres de sirop d’érable pour en exporter 181 millions de livres. En 2024, c’est 239 millions de livres récoltés pour 155 millions de livres exportés. Le Québec est responsable de 80% de la production mondiale de sirop d’érable.

« Il faut une meilleure façon de gérer l’entrepôt », dénonce le copropriétaire de l’érablière au Sucre d’Or, Vincent Néron. Actuellement, aucune annonce n’a été faite pour renflouer les réserves du Québec.

Le vide dans les entrepôts affecte l’entreprise saguenéenne d’une manière de plus. L’érablière au Sucre d’or dépend de la production des autres érablières pour leur produit transformé.

Une production instable

Annuellement, la production de sirop d’érable varie en raison des conditions météorologiques, mais les changements climatiques viennent bouleverser les températures normales.

Cette année la saison n’était pas belle, selon Vincent Néron. « On a cinq semaines pour faire la production de l’année […] cette année, la météo n’était pas bonne », continue le copropriétaire. Il explique que le dégel s’est fait attendre pour la récolte.

Les données sont encore trop minces pour connaitre l’ampleur des effets des changements climatiques sur la production de sirop d’érable. Cependant, le professeur en science fondamentale à l’UQAC, Sergio Rossi, indique que le temps des coulées est de plus en plus tôt dans l’année. « La saison des sucres en région, c’était vers la mi-avril, fin d’avril, maintenant, elle est au début d’avril », met en contexte le professeur de l’UQAC.

Le processus de la sève d’érable n’est pas entièrement compris par la science. Sergio Rossi explique que le fait qu’au printemps, les érables coulent est connu, mais que le fonctionnement derrière n’est pas résolu. « On n’a pas encore bien compris le mécanisme. Pourquoi il se passe ? Quand est-ce qu’il se passe ? Quels sont les facteurs qui expliquent la coulée ? », souligne M. Rossi. Il faut attendre pour que les recherches puissent répondre aux questionnements du professeur.

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