Pénurie de médecins persistante au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le président de l’Association des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Dr Kevin Girard. (Photo: Dominic Delude)
Il manque 40 médecins omnipraticiens dans la région. C’est ce qu’a fait savoir le président de l’Association des médecins omnipraticiens du Saguenay-Lac-Saint-Jean (AMOSL), Dr Kevin Girard, en marge de leur assemblée générale annuelle à l’hôtel Le Montagnais mercredi dernier.
Dr Girard explique que depuis une dizaine d’années, c’est en moyenne 40 à 50 postes qui ne sont pas remplis par année. Le président de la fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), Dr Marc-André Amyot, mentionne que 100 postes en médecine familiale n’ont pas été pourvus l’année passée en raison du contexte politique.
Les deux médecins identifient la loi 2 comme un élément dissuasif pour les nouveaux médecins de famille. « C’est un excellent remède répulsif, la loi 2 », décrit Kevin Girard. Il a soulevé qu’il voit les médecins être plus collaborateur depuis la modification de la méthode de rémunération prévue dans la loi 2 en février 2026.
L’arrivée du nouveau gouvernement donne un peu d’espoir aux médecins omnipraticiens. Le président de la FMOQ pense au mandat que la ministre de l’Éducation et de la ministre de la Santé a reçu pour former 200 étudiants en médecine de plus.
Cependant, Dr Amyot souligne que le problème n’est pas de former les médecins de famille, mais les diriger dans la profession. « En plus d’augmenter le nombre de médecins de famille dans les facultés de médecine, il faut s’assurer qu’ils choisissent la médecine de famille », résume Marc-André Amyot.
Kevin Girard reconnait que le gouvernement ne peut pas tout faire. « Évidemment, ce ne sont pas des problèmes qui sont simples. Ça va nécessiter des solutions qui ne seront pas simples non plus », résume Dr Girard. Il explique que les solutions doivent se rapprocher des régions.
Le président de l’AMOSL précise que les enjeux de la pratique peuvent être très différents au sein d’une même région. « La médecine familiale à Dolbeau-Mistassini n’est pas la médecine familiale de Chicoutimi. […] Il faut que les décisions se collent davantage aux réalités du terrain », continue Kevin Girard.
Dr Girard pense que, pour alléger le travail des médecins de famille, la collaboration est de mise, malgré le manque de personnel qui touche tout le système de la santé. « Les médecins de famille ont besoin de support, ils ont besoin de support de la chaîne de soins pour donner l’accessibilité à la population », complète Marc-André Amyot.






