Bien manger sans cuisiner: l’essor des traiteurs dans la région


Certains traiteurs distribuent leurs plats individuels dans les épiceries de la région (photo : Lia Chayer)
Les services de traiteurs alimentaires de la région forment une nouvelle manière de s’alimenter au quotidien. Diverses raisons influencent les gens à remplacer les fourneaux par du prêt-à-manger.
Pour le propriétaire et fondateur de l’entreprise Les trois chefs Maître traiteur, Frédéric Jobin, la demande est stable, vers la hausse. « Après la pandémie, on dirait que le mot plat individuel ou prêt-à-manger est vraiment ressorti gagnant, vraiment populaire », souligne-t-il. Ce dernier explique que les plats préparés individuellement gagnent en popularité, car les gens « sont de plus en plus à la recherche de quelque chose qui se mange rapidement, en tout temps […] la demande est bien présente ». « Plusieurs de nos clients sont des familles qui souhaitaient avoir plus de temps à passer ensemble, le soir, plutôt que de cuisiner », réitère le copropriétaire du traiteur Les p’tits midis de Val, Alexandre Belley.
La nouvelle recette du quotidien
« Moi, je suis célibataire, faire des grosses épiceries et popoter pour une seule personne, ça ne me tente pas souvent », explique Carl Gaudreault. Il en va de même pour Régis Saint-Pierre, un retraité de la région. « Je n’ai jamais vraiment appris à cuisiner […] et je vis seul, je ne veux pas me retrouver avec des grosses portions. »
Pour Marie-Claude Gilbert, une jeune mère de famille, les services traiteurs ont énormément allégé son quotidien, lors de la naissance de son fils. « Lorsque mon fils est né, je travaillais beaucoup, j’étais épuisée le soir. Faire affaire avec un traiteur m’a vraiment aidée à trouver un souffle et à avoir plus de temps de qualité avec mon jeune garçon », explique-t-elle.
Des repas de qualité
Avec l’engouement voué aux traiteurs dans la région, ces derniers mettent les bouchées doubles afin d’innover dans les plats individuels et de créer des repas qui plairont à un maximum de gens. « Il y en a pour tous les goûts ! Certains traiteurs, comme Pearson, par exemple, offrent des plats un petit peu plus haut de gamme, tandis que d’autres traiteurs offrent davantage des plats réconfortants (« comfort food ») », précise M. Gaudreault.
Chez Les trois chefs Maître traiteur, Frédéric Jobin explique tenter de travailler le plus possible avec des aliments régionaux. « On travaille davantage avec des produits frais, des légumes du marché plutôt que des légumes congelés ou en conserves, par exemple. »

Plusieurs traiteurs offrent également des options végétariennes, sans gluten, ou des plats qui se congèlent facilement. (Photo : Frédéric Jobin, Les trois chefs, Maître traiteur)
Et les prix dans tout ça ?
Pour plusieurs consommateurs réguliers de traiteur, le rapport qualité-prix est satisfaisant.
« Pour une seule personne, je pense que ça revient sensiblement au même prix par semaine que si je faisais mon épicerie, explique M. Gaudreault, d’autant plus qu’il y a parfois des rabais sur les plats, ça revient donc beaucoup moins cher. »
Pour les propriétaires de traiteurs, le but est de demeurer accessible, tout en offrant des repas de qualité. « C’est certain qu’avec la hausse des coûts alimentaires, on n’a pas le choix d’augmenter nos prix, mais on essaie de trouver des trucs, en remplaçant certains items. La viande rouge, ça coûte très cher, alors on travaille davantage avec du poulet, par exemple », explique Frédéric Jobin.

Certaines épiceries, comme la Boucherie Saint-Hilaire à Jonquière, ont leur propre service de repas prêts-à-manger. (Photo : Lia Chayer).






