Les ciné-clubs s’inquiètent pour leur survie

La programmation de la mi-saison du ciné-club offre une variété de longs métrages à son public.
(Photo: Corinne Krusa)

 

En raison de coupes de près de 50 % de leurs subventions gouvernementales, les ciné-clubs de Chicoutimi et de Jonquière se retrouvent dans une situation précaire et craignent pour leur survie.

Une nouvelle règle du Programme d’aide à la promotion à la diffusion de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEQ) a eu l’effet d’une bombe pour les équipes des deux conseils d’administration des ciné-clubs saguenéens.

Rendue publique cet été, cette règle exige que 35 % du contenu présenté dans les trois dernières années en salle proviennent de l’univers du cinéma québécois, chose qui n’avait jamais été annoncée avant la période estivale. Comme l’objectif n’a pas été atteint, la SODEQ ne peut verser les sommes annuelles, nécessaires pour ces organismes à but non-lucratif.

 

Une nouvelle qui inquiète

Pour une des membres du conseil d’administration du ciné-club de Jonquière, Manon Lortie, ce nouveau règlement menace la survie de l’organisation, qu’elle fréquente depuis son adolescence.« Au Saguenay, les ciné-clubs, c’est la seule façon de voir le cinéma étranger dans une salle. C’est une école de vie qui permet une belle ouverture sur le monde, une éducation qu’on n’a pas ailleurs », indique-t-elle. Comme elle ne peut pas embaucher le même nombre d’employés qu’auparavant, l’organisation doit compter sur l’engagement de ses bénévoles.

De son côté, le directeur général du ciné-club de Chicoutimi, Richard Boivin, se dit tout autant ébranlé par ce changement administratif. « Nous avons une mission, celle de participer à faciliter l’accès à la culture pour les gens de la région, chose qu’on essaie de continuer de faire dans la mesure du possible », affirme-t-il en mentionnant que même si son ciné-club ne « roule pas sur l’or » son équipe et lui tiennent fermement à continuer de participer au vent culturel de la région

Depuis la sortie de cette nouvelle, la SODEQ offre la possibilité aux entreprises culturelles tels que les ciné-clubs, d’encourager les promotions et diffusions de films québécois en octroyant une somme de 10 000 $ pour l’année aux ciné-clubs admissibles.  Les inscriptions ont été faites à la fin septembre, et les bénévoles se croisent les doigts en espérant une réponse positive.

À propos de Corinne Krusa

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Originaire de Québec, Corinne Krusa rêvait dès son plus jeune âge, d’être devant la caméra. Elle a pris part à de nombreuses comédies musicales pendant son adolescence et son affection pour les arts n’a fait que grandir depuis. Aujourd’hui, cette fibre artistique vibre toujours en elle, et elle se transmet à travers ses écrits journalistiques. Elle ne se gêne pas pour sortir et crier à l'injustice quand une cause lui tient à cœur, ce qui explique son intérêt pour le monde juridique et les enquêtes. Corinne aspire à poursuivre ses études en droit pour pousser ses connaissances et éclaircir quelques mystères non-résolus. C’est une jeune femme inspirante, brillante et passionnée. Elle est dotée d’une sincérité incomparable, qualité primordiale pour le métier de journaliste. Elle s’est impliquée dans La Cerise, un webmagazine étudiant, le journalisme n’est donc pas chose nouvelle pour Corinne. Elle a beaucoup retiré de cette expérience et est maintenant prête à s’attaquer au monde des médias. Retenez bien son nom, car vous n’aurez pas fini de l'entendre.

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