Un projet de fonderie dans l’ancienne usine d’aluminium de Novelis

L’usine Novelis avait cessé ses activités en 2012 afin de mieux répondre aux besoins du marché nord-américain, une décision qui avait entrainé la perte de 157 emplois. (Photo : Vicky Dallaire)
Une ancienne usine de laminage d’aluminium de l’entreprise Novelis à Saguenay, fermée depuis 2012, pourrait reprendre vie. Le conseil d’arrondissement de Jonquière a adopté mardi le deuxième projet de résolution visant à convertir le site en fonderie de métaux non ferreux.
Le président de l’arrondissement de Jonquière et conseiller municipal du district 5, Carl Dufour, mentionne que très peu d’informations ont été rendues publiques jusqu’à présent.
« J’ai eu des discussions avec les gens qu’on voit sur les documents, mais à toutes les fois que je leur parle, je n’ai pas plus d’informations. Pour l’instant, ils veulent garder ça confidentiel », explique le conseiller municipal.
La demande s’inscrit dans le cadre d’un projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI), qui permet à une municipalité d’autoriser un usage dérogeant au règlement d’urbanisme.
Le projet doit encore franchir certaines étapes avant de pouvoir se concrétiser.
« Le dossier n’est pas nécessairement terminé, parce qu’il va falloir qu’il [acquéreur] fasse appel au ministère de l’Environnement », précise Carl Dufour. Les normes environnementales concernant les émissions dans l’atmosphère devront notamment être respectées.
Le bâtiment, situé au 2040, rue du Fay à Arvida, est localisé dans un secteur consacré aux grandes industries. Autrefois destiné à l’industrie automobile, il appartient toujours à Novelis. Depuis l’arrêt de ses opérations, l’entreprise a continué d’assurer l’entretien du bâtiment et de payer les taxes municipales.
Des retombées économiques locales
L’implantation d’une fonderie de métaux non ferreux pourrait néanmoins présenter certains avantages pour les entreprises de la région, selon Carl Dufour.
« Pour les compagnies d’ici, ils devaient transporter leurs métaux à l’extérieur. Le fait d’avoir une usine ici, ce sont des couts de transport qui ne seront plus engendrés », souligne-t-il.
Le conseiller municipal estime également que le projet pourrait entrainer des retombées économiques dans la région, notamment par la création d’emplois. Il rappelle toutefois que la Ville doit trouver un équilibre entre le développement industriel et les préoccupations des citoyens.
« La Ville a besoin de l’industrie si on veut arrêter de faire payer les citoyens, les hausses de taxes et tout ça. Il va falloir qu’on ait de nouvelles industries. »
L’adoption finale du projet doit être présentée lors du prochain conseil d’arrondissement de Jonquière, le 14 avril.






