Les arbres fruitiers : le nouveau chouchou des consommateurs

 

Malgré la neige, les réservations pour les végétaux sont nombreuses. — Photo : Gabrielle Simard

L’hiver n’est pas encore terminé et les réservations dans les pépinières de la région battent déjà leur plein. Alors que les acheteurs dévalisaient les commerces en quête de semences et de plantes d’intérieur l’année dernière, les arbres fruitiers sont cette année la nouvelle cible des consommateurs.

À la pépinière Borealis, les appels ne dérougissent pas depuis quelques semaines. Même si la neige tombe encore, plusieurs clients utilisent le site internet de la pépinière pour faire des commandes en ligne.

« On observe un nombre record de réservations cette saison. Les bleuets, les camerises et les framboises sont assez populaires auprès des clients qui réservent », explique le propriétaire de la pépinière Borealis, Mathieu Ouellette.

Le propriétaire de la pépinière Borealis, Mathieu Ouellette. —Photo : Gabrielle Simard

Bien que la prévente d’arbres, d’arbustes, de vivaces et de haies de cèdres reste excellente pour la pépinière située à Arvida, ce sont les pommiers qui intéressent davantage les acheteurs. « En plein cœur de la pandémie, les gens venaient acheter en grand nombre des plantes pour l’intérieur afin de décorer leur environnement. Plusieurs achetaient des plants pour se créer un potager. On voit une petite baisse de la vente de ces produits, mais on remarque que les gens veulent de plus en plus des fruits, les cultiver dans leur arrière-cours », rapporte Mathieu Ouellette.

Malgré cette hausse considérable des ventes, le propriétaire ne craint pas une rupture de son inventaire. En effet, il pense être capable de produire suffisamment de végétaux dans ses serres et ainsi combler la demande.

De son côté, la responsable des Serres St-Do, Martine Girard, affirme avoir réalisé ses meilleurs chiffres d’affaires dans les deux dernières années. Son commerce a, lors des deux dernières années, grandement augmenté ses ventes de fines herbes, de tomates et de concombres. Toutefois, elle redoute que cette saison ne soit pas la plus rentable. « L’huile que j’utilise pour chauffer est beaucoup plus coûteuse et c’est la même chose pour l’essence. Ça double nos dépenses et en plus j’ai augmenté le salaire de mes employés. Je ne sais pas si je vais réussir », met de l’avant la femme. Martine Giard prévoit recevoir encore plus de réservations à la mi-avril.

Selon le propriétaire de la pépinière Borealis, la montée en popularité du jardinage est attribuable au fait que, faute de voyager, les citoyens ont choisi d’embellir leur environnement. « Le sentiment d’autosuffisance est recherché par les gens en temps de crise. Nous avons bien vu ce phénomène au début de la pandémie. Les gens vivaient de l’incertitude et venaient acheter des semences pour se sécuriser. Je crois qu’on pourrait observer la situation encore une fois si le conflit qui fait rage en Ukraine s’étendait », ajoute-t-il.

La montée en popularité du jardinage est attribuable au fait que, faute de voyager, les citoyens ont choisi d’embellir leur environnement.—Photo : Gabrielle Simard

À propos de Gabrielle Simard

Pour Gabrielle, les mots sont comparables aux crayons de cire ; ils sont offerts en plusieurs teintes et permettent, lorsque bien utilisés, de colorier la plus complexe des jungles. Impliquée, imaginative et appliquée, elle a la justice et l’égalité tatouées sur le cœur. Son esprit fougueux stimulé par l’être humain, les arts, l’apprentissage, la discussion et la réflexion cherche toujours à en apprendre un peu plus sur tout. Étant originaire d’Arvida, la jeune allumée par l’écriture s’intéresse aux phénomènes sociaux et voit une richesse inépuisable dans chacun des humains qui comportent notre monde. Gabrielle évolue comme journaliste culturelle et généraliste au sein de la coopérative de l’information Le Quotidien depuis mai 2021. Comme elle juge primordial de s’investir dans son milieu, celle qui adore les découvertes œuvre également en tant que codirectrice et journaliste au magazine web La Cerise depuis trois ans. Pour occuper ses temps libres, Gabrielle s’investit dans Cégeps en spectacle, compose des mélodies, consomme sans modération des documentaires et se prête à des séances d’écriture une tisane à la main.

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