Le pré-DEP maintenant offert à Jonquière

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École secondaire des Bâtisseurs

Certains élèves de l’École polyvalente Arvida changent d’école pour faire leur pré-DEP. (Crédit : Laury-Ann Savard)

Le Centre de services scolaire De La Jonquière offre depuis la rentrée l’accès au programme de pré-DEP à ses étudiants, un projet reconnu pour favoriser la persévérance scolaire.

Le pré-DEP permet aux étudiants de faire leurs cours de mathématiques, de français et d’anglais nécessaires pour poursuivre leur cheminement scolaire, tout en suivant des cours d’exploration de la formation professionnelle. Il s’apparente au Projet 15 ans, qui est déjà présent dans d’autres écoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean.   

« Ça fait cinq ans que je suis ici, puis ça fait cinq ans que je l’espère. Donc, je suis très contente qu’on l’accueille », confie la directrice adjointe de l’École secondaire des Bâtisseurs, Julie Drapeau. Elle compte déjà 31 inscriptions, un nombre qui excède les attentes. 

Directrice adjointe de l'École secondaire des Bâtisseurs Julie Drapeau

La directrice adjointe, Julie Drapeau, s’attendait à ce que la clientèle soit presque entièrement masculine, mais 20% des élèves inscrits sont des filles. (Crédit: Laury-Ann Savard)

Durant l’année scolaire, les élèves du pré-DEP réalisent plusieurs sorties qui leur permettent de découvrir différents métiers. « Ce qui est fun, c’est qu’on apprend toujours de nouvelles choses. Pour les personnes qui ne savent pas ce qu’elles veulent faire plus tard, c’est bien de pouvoir explorer autant », raconte la jeune Héloïse de Launière.  

Un parcours différent

« On a mis un cours qui s’appelle Connaissance de la personne », partage la directrice adjointe Julie Drapeau. « Dans ce cours, on met plein d’activités pour les faire se connaître, voir quelles sont leurs forces, leurs défis, pour qu’ils soient capables de faire un choix éclairé quant à leur avenir ».

À la suite de leur pré-DEP, les élèves peuvent accéder directement au DEP ou aller à la Formation générale des adultes. « C’est sûr qu’un jeune ne peut pas, après cette trajectoire-là, aller s’asseoir en 5e secondaire parce qu’il va lui manquer les matières ministérielles comme l’histoire et les sciences. Il n’est pas trop tard pour aller chercher un diplôme d’études secondaires aux adultes, mais c’est sûr qu’on les dirige davantage vers le DEP », explique Mme Drapeau.  

Persévérance scolaire

La coordonnatrice des communications au Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire (CRÉPAS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Anne-Lise Minier, soutient que des programmes comme le pré-DEP sont « des options intéressantes pour plusieurs jeunes qui, souvent, ne vivront peut-être pas de réussites dans d’autres parcours ». « C’est certain que des voies comme celles-là permettent à des jeunes d’explorer, de découvrir leurs compétences, leurs intérêts, leurs talents. Ça vient vraiment jouer sur l’engagement scolaire, qui fait en sorte qu’un jeune va s’investir et qui va nourrir sa motivation », ajoute-t-elle.  

Élèves dans une salle de classe

Selon le tableau de bord du ministère de l’Éducation du Québec, le taux de sorties sans diplôme ni qualifications était de 10,2% au Saguenay-Lac-Saint-Jean entre 2023 et 2024. (Crédit photo: Laury-Ann Savard)

David Castonguay Vaillancourt, qui aspire à devenir électricien, témoigne qu’il a moins de difficulté à réaliser ses objectifs parce qu’il y a moins de matières. « C’est plus facile de se remotiver. C’est fun ici parce qu’on peut continuer à avoir des interactions sociales entre jeunes », témoigne l’adolescent qui ne souhaitait pas aller à la formation générale des adultes.  

 « C’est certain que les DEP, ça permet à beaucoup de jeunes de se qualifier, puis quand on a un diplôme, on est capable de contribuer à la société », conclut la coordonnatrice des communications au CRÉPAS Anne-Lise Minier. 

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