« Je peux découvrir des talents » : la Convention DJAM fait briller les danseurs du Saguenay

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La Convention DJAM s’est déroulée dans le complexe de Québec Issime, à Jonquière. Photo : Merlin Restoux–Pinglot

Le temps d’une fin de semaine, une centaine de danseurs a pu participer à la première Convention DJAM au Saguenay. Ils ont pu s’exercer dans des conditions professionnelles avec des chorégraphes internationaux de renom. 

Des câlins, beaucoup de remerciements et surtout des sourires au moment de s’élancer pour une dernière danse, dimanche en fin d’après-midi. La convention de danse DJAM était au Saguenay cette fin de semaine, pour la première fois depuis sa création il y a six ans. « J’avais envie de créer un événement pour la relève en danse, m’assurer qu’on puisse les éduquer et leur donner plusieurs styles de danse », explique Alex Francoeur, chorégraphe de Montréal et fondateur de DJAM la Convention. 

Alex Francoeur a déjà partagé la scène avec Céline Dion, Ariana Grande ou encore Jason Derulo. Photo : Merlin Restoux–Pinglot

« La relève » du Saguenay, plus de 130 danseuses et danseurs de tous les niveaux, ont ainsi profité d’une expérience hors du commun pendant deux jours. Son et lumière, kinésithérapeutes pour faciliter la récupération, meilleurs chorégraphes de la planète : les conditions d’apprentissage étaient optimales. « J’ai appris plus que de la danse, les coachs nous ont aussi appris ce que la danse apportait à notre corps et à notre esprit », s’enthousiasme Roxanne Gaudreault, professeure au studio Funky Star de Chicoutimi et venue chercher de nouvelles compétences à enseigner. 

De Disneyland Paris à la coupe du monde 2026

Du Jazz au ballet en passant par le Hip-Hop, les deux jours de la Convention DJAM ont été intenses mais toujours sous le signe du plaisir. « J’ai senti qu’il y avait quelque chose de particulier à Saguenay. Ils n’avaient jamais vécu une aussi grosse convention et ça se voyait qu’ils attendaient de découvrir ça », décrit Anthony Despras, chorégraphe des spectacles de Disneyland Paris, qui a déjà animé plusieurs conventions DJAM en France, en Belgique et au Québec. 

Découvrir des danseurs et danseuses, c’est aussi l’objectif d’Alex Francoeur en venant en région. « Le talent est le même partout au Québec, on n’a juste pas accès à voir les danseurs du Saguenay. En étant ici, je peux découvrir des talents et leur proposer des opportunités », raconte celui qui a été chorégraphe en chef de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde 2026. 

Un contrat professionnel à la clé

Plusieurs prix ont été remis à l’issue des deux jours, notamment trois bourses qui permettent de participer de nouveau à un stage avec DJAM gratuitement. « J’ai toujours envie de souligner le travail de quelques danseurs qui se sont surpassés pour leur donner une tape dans le dos ». 

Les danseurs passaient par groupe pour montrer la chorégraphie, Cynthia Roy-Villemure au milieu de l’image. Photo : Merlin Restoux–Pinglot

Cynthia Roy-Villemure, danseuse de Hip-Hop de 27 ans, a même décroché un contrat de 6 mois pour intégrer les représentations du spectacle «De Céline Dion à La Bolduc» de la troupe Québec Issime. De quoi lancer sa carrière professionnelle : « Me faire remarquer par des danseurs professionnels, c’est un rêve de petite fille qui se réalise. Je n’ai jamais été aussi heureuse, je suis vraiment sur un nuage ».

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