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Nouvelles tendances artistiques

Saguenay doit se démarquer

Les récents succès des évènements tels que la Noce qui célèbre la musique émergente et le festival d’humour Comediha! ont démontré l’appétit de la région pour les nouvelles tendances et sa volonté d’être «dans le coup». Il est impératif que le Saguenay continue de surfer sur cette vague.

Il s’agit d’un phénomène qui s’étend largement au-delà de la Réserve faunique des Laurentides. Les festivals spécialisés ont la cote en Amérique du Nord. Que ce soit des soirées comme la Noce en
juillet dernier ou encore Saguenay en feu il y a quelques semaines, qui fait place à la gastronomie épicée, la foule était au rendez-vous malgré la nouveauté des évènements et la publicité plus ou moins visible.

Ces rendez-vous ont en commun qu’ils ne s’adressent pas nécessairement à un large public familial comme cela peut être le cas par exemple pour la Foire agricole ou encore Beauce Carnaval. Saguenay est probablement l’une des villes abritant le plus d’événements culturels pour sa taille, les festivals spécialisés n’en sont pas moins nécessaires. Ne serait-ce que pour assurer la pérennité du catalogue culturel.

Non pas que les fêtes familiales n’aient pas un rôle à jouer dans le rayonnement régional, notamment avec des retombées économiques intéressantes et fiables, mais elles récompensent moins l’innovation des artistes et artisans locaux.

Les différents écosystèmes de création évoluent très rapidement au Saguenay–Lac-Saint-Jean et les créateurs ont maintenant besoin de plateformes pour promouvoir leur travail qui est arrivé à maturation.

Il faut surtout éviter de rater le train comme cela s’est produit à la fin des années 90 et au début des années 2000 en boudant la scène de métal noir saguenéenne. À l’époque, la région était l’un des épicentres de création en Amérique du Nord. Soit, le genre est largement ignoré par les amateurs de musique populaire, mais avec des événements plus spécialisés et surtout mieux soutenus,
des groupes comme Triskèle auraient pu davantage percer à l’international.

À propos de Mickael Lambert

Mickael Henri Lambert est né à Orford dans la magnifique région des Cantons de l’Est en 1997. Passionné de culture –tant locale qu’étrangère- ainsi que de politique, il a complété le Programme d’éducation internationale au niveau secondaire en 2015. Mickael a eu la chance de prendre part à deux simulations à l’Assemblée générale des Nations Unies en plus de participer au Conseil municipal jeunesse de la Ville de Sherbrooke. Il a également travaillé plusieurs années dans le milieu agroalimentaire ainsi que dans l’économie sociale. Il garde de ces expériences un goût prononcé pour la gastronomie et un grand respect pour l’agriculture de chez nous. M Lambert espère pouvoir travailler à la radio ou à l’écrit, en touchant toutes les sphères de l’information, avec une préférence avouée pour l’actualité internationale.

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