mercredi , 27 janvier 2021

Réaliser et monter ses œuvres| Une réalité du cinéma québécois

De plus en plus de réalisateurs québécois choisissent de monter eux-mêmes leurs films pour des raisons financières, mais aussi pour s’assurer que le résultat final soit à la hauteur de ce qu’ils avaient imaginé.
 C’est ce qu’a rapporté Eric Perron, le rédacteur en chef de Ciné-Bulles et coordonnateur de Réseau Plus lors d’une conférence présentée récemment au Cégep de Jonquière. «Le financement est difficile à aller chercher. Même si les gouvernements offrent des crédits d’impôt et des subventions via la SODEC, le manque de moyens est une contrainte importante dans le domaine», explique-t-il. Puisque le montage constitue l’une des dernières étapes de la production, il arrive que l’argent vienne à manquer.
Comme il est au courant des difficultés rencontrées au long de la production de son œuvre, il arrive également que le réalisateur n’ait pas envie de laisser son film entre les mains d’autrui. Comme l’a expliqué Eric Perron, le montage est la troisième écriture, après la scénarisation et le tournage. Durant sa conférence, M. Perron a mentionné le cas de Renée Beaulieu, réalisatrice du film Le garagiste, qui organise ses plans en plus de les réaliser. Il y a quelques années, elle avait dit qu’il était hors de question qu’elle perde son film au montage.
Avis partagé
Si M. Perron constate la hausse du nombre de réalisateurs-monteurs, Philippe Belley, réalisateur et producteur saguenéen, n’y voit pas de phénomène. «Je fais ma post-production moi-même, mais ce n’est pas le cas de tous. C’est avant tout une question de goûts et de capacités. Parfois, c’est mieux d’avoir un second regard, de travailler avec quelqu’un qui a une certaine distance par rapport à notre projet», renchérit-il.
Une chose est certaine, les deux professionnels s’entendent pour dire que l’industrie du cinéma québécois se porte plutôt bien. Philippe Belley souligne la croissance du nombre d’entreprises de production vidéo au Saguenay et mentionne la grande diversité présente sur le marché.

À propos de Camille Boutin

C’est à la suite d’une rencontre avec Audrey Gagnon, journaliste pour le TVA Nouvelles Montréal que Camille a eu la piqûre du journalisme et qu’elle a choisi d’amorcer une formation en journalisme au Cégep de Jonquière. Camille Boutin est originaire de Terrebonne, en banlieue nord de Montréal. Depuis son entrée, elle a vécu toutes sortes d’expériences très formatrices. Elle a eu la chance de participer au Forum Étudiants en janvier dernier, une semaine de simulation parlementaire intensive durant laquelle elle a alimenté une quotidienne de plusieurs chroniques cinglantes. Camille a aussi coanimé une émission de radio sur les ondes de CKAJ et collaboré au Web magazine La Cerise en tant que journaliste. La cuisine, le chant et la lecture ne sont que quelques-uns de ses passetemps favoris. Les domaines de la psychologie et des sciences l’intéressent beaucoup. À 19 ans et demi, Camille souhaite s’inscrire à l’université en psychologie pour réaliser son rêve de devenir psychologue.

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