Ultra haute définition | Une technologie inaccessible en région

Bien qu’Hollywood utilise déjà la technologie 4K (ultra haute définition) depuis plusieurs années, l’industrie cinématographique régionale n’a pas encore les moyens de leur emboîter le pas. La technique, qui engendre des difficultés techniques importantes et qui coûte excessivement cher, n’est pas encore accessible pour un marché plus modeste.

Avant même d’aborder l’aspect financier de la chose, il faut comprendre qu’il est beaucoup plus complexe de tourner en 4K. Cette technologie produit des images plus de quatre fois plus lourdes que celles produites par une caméra régulière.

Ces images doivent donc être mises en mémoire, ce qui est loin d’être une mince affaire. «Les journées de tournage sont nettement ralenties lorsqu’on film en 4K, il faut toujours transférer nos images sur des supports externes parce que les fichiers sont trop lourds. Ça complexifie énormément le processus», explique le cinéaste et photographe Nicolas Lévesque.

Même si plusieurs films très connus tels que Blade Runner 2049 et Dunkerque ont été filmés en ultra haute définition, l’utilisation du 4K est plutôt réservée à certaines situations bien particulières pour les plus petites entreprises. «Les clients ne demandent jamais de produit 4K, si on l’utilise, c’est pour nous offrir plus de liberté et pour nous permettre de zoomer dans l’image sans perdre de qualité. C’est plus une béquille qu’autre chose», ajoute M. Lévesque.

En plus de rendre les tournages plus complexes, la technologie 4K coûte extrêmement cher. Les caméras se chiffrent dans les dizaines de milliers de dollars.

Les dépenses ne s’arrêtent toutefois pas là puisque pour être en mesure de mettre à profit la qualité d’image du 4K, il faut investir dans une série de lentilles excessivement dispendieuses pouvant coûter plusieurs milliers de dollars.

«De toute façon, il faut des moniteurs de technologie 4K afin de pouvoir visionner les images tournées par ces caméras. Ces télévisions et ordinateurs sont toutefois encore très peu communs et la clientèle visée par nos productions n’a pas les moyens de profiter de ces images de très haute qualité. Il est donc ridicule d’investir massivement dans cette technologie», conclut Nicolas Lévesque, cofondateur de l’entreprise cinématographie régionale Canopée média.

À propos de Mikaël Beauchemin

Petit garçon de campagne, Mikaël Beauchemin est originaire de Saint-François-du-Lac au Centre-du-Québec. Dès sa tendre enfance, il s’intéresse à tout et tente de comprendre le monde qui l’entoure. Cette curiosité le pousse à se renseigner sur une panoplie de domaines allant de l’astronomie à la politique, en passant par le sport et le droit. Verbomoteur de nature, communiquer est son plus grand atout et il ne manque pas une occasion d’exprimer le fond de sa pensée. C’est pour cette raison qu’il s’est inscrit en ATM après son parcours secondaire où il a découvert sa passion pour la télévision. Le jeune centriquois est animé par une détermination sans limites qui le pousse toujours plus loin. Il a d’ailleurs espoir de se retrouver un jour en zone d’instabilité politique en tant que correspondant à l’étranger.

À voir aussi

COVID-19: les secrets d’un tournage sécuritaire

Grâce au travail acharné des producteurs et des réalisateurs, aucune éclosion ne s’est produite dans …