Mordu de mécanique à 12 ans

William a construit plusieurs bicyclettes. Photo : Vincent Lavoie

À seulement 12 ans, William Gilbert, un jeune garçon de Jonquière, est un passionné de mécanique. Il s’y connaît tellement qu’il a construit de ses propres mains un vélo à moteur avec des pièces de seconde main.

 Le garçon a appris la mécanique grâce à son oncle, c’est d’ailleurs lui qui lui a transmis cette passion.  « Quand j’étais jeune, il me montrait les choses à savoir et comment faire pour réparer mon vélo », exprime William.  Dans ce domaine, c’est totalement l’opposé de son père. « Il s’y connait plus que moi en mécanique, moi, ça ne m’intéresse aucunement.  Il fait toutes ses affaires seul, il est autonome et responsable », raconte le père de William, Éric Gilbert.  

 William a ramassé diverses carcasses de bicyclette pour les réparer et utilise les pièces. Le moteur a été commandé en ligne et installé par William. Ce n’est pas le premier vélo à moteur qu’il construit, il en avait assemblé un premier qu’il a fini par revendre. Lui et ses amis passent leur temps libre à apprendre et confectionner différentes machines. 

L’ingéniosité du jeune homme sort de l’ordinaire. Son moteur avait un problème avec un ressort. Il a expliqué le problème à son père qui n’avait aucune idée pour trouver un ressort de la sorte. « J’ai finalement pris un ressort qu’on retrouve dans un stylo à bille et je l’ai remplacé », raconte avec fierté le jeune homme. Quelques jours plus tard, le garçon achetait plusieurs stylos pour récupérer les ressorts. 

Débrouillard, il a également pris un chariot d’enfant qu’il a ensuite amélioré afin de transporter les matériaux dont il a besoin. Toujours fait avec de l’équipement de seconde main, l’apprenti mécanicien a relié ce chariot à son vélo, facilitant ainsi le transport. « Il faut que je le répare, il fonctionne mal, la pole est brisée, je vais la changer », commente William. 

Une autre création de William, un chariot qui lui permet de transporter ses matériaux.
Photo : Vincent Lavoie

Sa passion n’est pas seulement pour les vélos, elle est pour toutes les machines et ce depuis qu’il est tout petit. « Moi, tout ce qui a un moteur, j’aime ça ! J’apprends à les réparer aussi, c’est vraiment cool », illustre le garçon.  Quelques minutes plus tard, William expliquait le processus pour réparer un coupe-herbe à essence. « Ça arrive que les machines brisent et j’essaie de les réparer. »   

 « Il est tout le contraire des enfants d’aujourd’hui ! » raconte son père. C’est assez rare que William joue aux jeux vidéos ou qu’il passe trop de temps sur son téléphone. Été comme hiver, il est à la recherche de création.  

 « Il fait ses propres affaires, il ne me demande pas souvent de l’argent, il s’arrange pour avoir ses matériaux, il revend des trucs et il va voir différents magasins pour avoir des matériaux qu’ils vont jeter », mentionne le père du garçon.  L’argent qu’il se fait est en revendant des assemblages ou de vieilles pièces encore utilisables.  

 D’autres projets en branle 

 L’imagination du garçon n’a pas de limite. Il ambitionne notamment de transférer un moteur de souffleuse à neige dans un panier d’épicerie. Il souhaite aussi transférer les roues de cette même souffleuse à neige sur un vélo pour l’adapter en bicyclette à trois roues. « J’ai regardé et c’est presque le même système qu’un vélo, j’ai fait le lien et ça pourrait être intéressant », décrit William. Il sait déjà ce qu’il veut pour Noël, lui qui souhaite recevoir un tracteur de pelouse pour le modifier. 

Mais la mécanique n’est pas sa seule passion. En dehors de son engouement de la mécanique, William fait des vidéos de rap sur sa page Facebook de plus de 1000 abonnés.  

À propos de Vincent Lavoie

Vincent Lavoie
Originaire d’Alma au Lac-Saint-Jean, Vincent Lavoie, a pris la décision d’étudier le journalisme pour éventuellement devenir commentateur sportif. Avec également de bonnes connaissances dans l’actualité, il tente d’en apprendre davantage sur ce métier. Le jeune homme de 20 ans est principalement passionné par les sports. Il a d’ailleurs créé une page Facebook de plus de 10 000 abonnés qui englobait les actualités de hockey. Il a toutefois été contraint de la supprimer en raison du manque de temps, compte tenu de son arrivée sur le marché du travail. Que ce soit comme travailleur dans des usines où à l’entretien des patinoires ou encore en restauration, l’étudiant n’a pas de difficulté à s’acclimater aux différentes conditions de travail. Son avenir n’est toutefois pas coulé dans le béton, l’Atémien souhaite peaufiner son curriculum vitae en ajoutant un baccalauréat en histoire à son actif. Téméraire à ses heures, le journaliste en devenir a réalisé un de ses rêves en visitant l’Europe durant deux mois à l’été 2019. Celui qui pratique le soccer depuis l’âge de 5 ans, a eu l’honneur de fouler les grands terrains des stades de soccer européens.

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