L’art du cocktail simplifié

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Kwe Cocktails, une jeune entreprise almatoise, offre depuis quelques mois des tonics et des sirops pour la préparation de cocktails à la maison. L’idéologie de la compagnie, propriété d’Ève-Marie Gravel et de Jessica Côté : amener le bar chez soi.

Vulgariser le monde de la mixologie, tel est l’objectif des entrepreneures. «Le but d’un cocktail, c’est de mettre en valeur le spiritueux. Il y a beaucoup plus que le vodka et le jus d’orange que l’on connaît tous», souligne Ève-Marie Gravel. Initialement, les deux amies créaient leurs sirops pour leur plaisir personnel, ce n’est qu’il y a environ un an qu’elles ont commencé à mettre sur papier leurs idées.

Ève-Marie Gravel est très fière de présenter son sirop Matsutake fait à base d’un champignon japonais qui pousse aussi au Québec.

«Kwe, ça vient de nous, explique l’artisane. On est toutes les deux d’origine autochtone et on voulait mettre en valeur notre région.»

Les produits que Kwe offre sur le marché sont tous faits à base d’herbes ou de petits fruits qu’il est possible de trouver dans les forêts de la région. Selon l’entrepreneure, il est illogique d’aller chercher loin et payer très cher pour des épices qui ont un équivalent dans l’écosystème boréal de la région. Pour l’instant, trois saveurs sont disponibles dans les quatre points de vente à travers la région. «On travaille pour en sortir une autre très bientôt.»

Mme Gravel explique que ses produits sont faits pour être combinés avec un alcool et un autre liquide pour allonger le tout, comme de l’eau pétillante. «Nos sirops sont une base pour faciliter la fabrication de cocktails, il ne manque que deux ingrédients pour la suite.»

Pour les deux jeunes femmes, il est important que leurs produits ne perturbent pas l’écosystème régional. «L’écoresponsabilité n’était pas négociable. Il est donc possible que certains de nos produits soient indisponibles pour un moment. Cela va dépendre de la cueillette et de nos forêts.»

Les femmes d’affaires ont de grandes ambitions. Pour la première année, la région est «le laboratoire», mais l’objectif est de plus grands marchés comme Québec et Montréal où la mixologie est plus installée dans la vie des consommateurs. «Les bars mixologues sont populaires et connus là-bas, ici, ça s’en vient», conclut Ève-Marie Gravel.

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