Centre de prévention du suicide 02 | Des bénévoles en demande

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«La détresse ne prend pas de congé», affirme la coordonnatrice des bénévoles du Centre de prévention du suicide 02, Mélanie Lapierre. La participation des bénévoles est donc primordiale durant le temps des fêtes alors que les demandes d’aide sont en hausse.

La coordonnatrice mentionne qu’il peut être difficile de dénicher des bénévoles, elle qui en cherche actuellement une vingtaine. «Quand on parle de prévention du suicide dans les médias, ça rejoint les gens et ils s’impliquent davantage, constate-t-elle toutefois. Plus il y a de bénévoles, plus il y a d’oreilles attentives.»

Le suicide du jeune Simon Dufour est par exemple un incitateur à l’engagement bénévole, car il suscite une prise de conscience. L’adolescent de 15 ans de Saint-Bruno-de-Montarville s’est jeté devant un train le 23 novembre dernier. La famille est convaincue que le jeune homme a mis fin à ses jours à cause de l’intimidation qu’il subissait depuis l’école primaire. Des histoires comme celles-là, très médiatisées, entraînent une recrudescence des offres de bénévolat dans le milieu. «Ceux qui s’engagent sont très empathiques, c’est probablement leur plus grande qualité», apprécie Mélanie Lapierre.

Si l’empathie et la sociabilité sont des critères de base pour s’impliquer au Centre de prévention du suicide 02, les bénévoles reçoivent aussi une formation de quatre jours qui leur permet de s’outiller adéquatement. Chaque personne doit en moyenne consacrer quatre heures par semaine au Centre de prévention.

Les bénévoles s’impliquent toute l’année, y compris durant la période de Noël. «Travailler en prévention du suicide n’est pas noir ou maussade», souligne Mme Lapierre. Durant le temps des fêtes, le bénévolat n’est donc pas nécessairement une corvée. Les soirs de festivités, les paires de bénévoles discutent ou écoutent de la musique de Noël. Il n’est pas question d’ambiance lugubre dans les locaux du Centre de prévention du suicide 02. «Après tout, les appels qu’on reçoit proviennent de personnes qui souhaitent de l’aide, qui ne restent pas seules avec leur détresse, donc c’est positif.»

 

 

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