Les troubles alimentaires amplifiés à Noël

Buffet
Les buffets de Noël génèrent beaucoup d’anxiété en raison de l’abondance de nourriture diverse. (Photo : Unsplash)

Les personnes vivant avec un trouble du comportement alimentaire (TCA) appréhendent le temps des fêtes et les services de l’organisme Anorexie et boulimie Québec (ANEB) sont beaucoup plus achalandés à cette période de l’année.

La responsable du volet éducation et prévention chez ANEB, Josée Lavigne, affirme que c’est plus difficile en raison d’un manque de contrôle. Il y a de la nourriture à profusion et souvent nouvelle, une pression sociale de manger et un environnement qui peut être inconnu.

Charlotte Bérubé est atteinte de boulimie et ressent une anxiété grandissante. Sa maladie mentale lui provoque des épisodes de frénésie alimentaire qui se terminent en vomissements pour compenser la prise de calories.

L’étudiante en bureautique à Jonquière anticipe les grandes festivités qui la rendent tout sauf heureuse. Les membres de sa famille plus éloignée sont nombreux à lui proposer des mets, ce qui bouscule ses habitudes alimentaires.

« Tout le monde vient me dire  Mange ! Essaye donc ça. Si je prends du poids entre Noël et le jour de l’An, je n’irai pas au party du jour de l’An. Je vais pleurer toute de seule chez moi. », affirme-t-elle. Lorsqu’elle prend cinq livres ou plus, elle a l’impression que sa vie se transforme en chaos.

Faire attention aux mots

Il arrive souvent que des gens insistent pour qu’elle goûte à un plat même si elle exprime clairement son refus.

 À quel point ça t’affecte que je ne goûte pas à ton gâteau ?

Charlotte Bérubé

Selon elle, les crises seraient moins fortes si elle se sentait libre de ce qu’elle va manger ou non. Ça la rendrait en sécurité, donc elle anticiperait moins le moment venu des repas.

Madame Lavigne remarque qu’il y a encore un grand travail de sensibilisation à faire dans la société. À son avis, il vaut mieux éviter les remarques concernant le poids

La famille plus éloignée est rarement au courant de la condition de la personne, alors il arrive souvent qu’il y a des commentaires déplacés. « Ça peut être des commentaires ou des regards subtils, mais pour une personne qui est déjà sensible, ça peut être très difficile », rappelle Josée Lavigne.

Elle suggère de discuter avec l’hôte avant le repas afin que celle-ci soit informée de la situation.

« À Noël, il y a beaucoup d’aliments riches. Ce sont des repas qu’on ne mangerait pas dans la vie de tous les jours », avance l’intervenante chez ANEB.

Elle croit aussi qu’avoir un proche qui la comprenne peut faciliter l’adaptation. Cette personne agit à titre de protecteur et offre un environnement sécurisant.

À propos de Andréa Maheux

Andréa Maheux
Native de Sherbrooke, Andréa Maheux, 20 ans, avait l’intention de laisser sa trace à l’École Supérieure en Art et technologie des médias et l’a bel et bien fait. Maintenant à sa troisième et dernière année dans l’établissement de Jonquière, la jeune femme ne finit plus de surprendre. Sa grande passion pour l’écriture l’a mené vers son champ d’étude en journalisme, où elle s’accomplie et s’épanouie pleinement. Celle qui vient d’autoéditer son tout premier roman, intitulé « Divergente », croit en l’importance de sensibiliser davantage la population sur les maladies mentales. Le trouble de la personnalité limite étant le sujet phare de son recueil, elle espère un jour pouvoir faire une différence pour toutes les personnes vivant avec ces mêmes maux. Andréa souhaite également toucher le public en relatant d’importants phénomènes de société, qui passent parfois sous silence. Pour elle, le journalisme lui donne une voix pour exprimer clairement ses idées et son opinion, ce qui ne l’a fait reculer devant rien. Proche de ses émotions, elle désir amener plus de couleur et de vivacité à son futur métier.

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