mercredi , 5 octobre 2022

L’exclusivité, un cheval de bataille

Reconnaître l’exclusivité du programme Art et technologie des médias a toujours été le cheval de bataille de l’administration du Cégep de Jonquière. Le programme, qui a formé une dizaine de milliers d’étudiants dans le monde des communications en 50 ans, a vu son exclusivité menacée plus d’une fois. Pour discuter du programme et des défis de le préserver en région, La Pige a rencontré le directeur général du cégep, Raynald Thibeault.

Moins d’un an après être entré en fonction à titre de directeur général, Raynald Thibeault est bel et bien conscient de l’impact d’ATM sur le Cégep de Jonquière, qui fait de l’établissement un endroit de choix pour les jeunes des quatre coins du Québec. «C’est une locomotive pour la région. Le programme est mené par des enseignants compétents et forme des professionnels reconnus partout au Québec», explique M. Thibeault.

Selon lui, un étudiant qui complète une formation de trois ans en ATM devient un ambassadeur pour le cégep et pour le programme grâce aux connaissances et aux compétences qu’il a acquises. «Chacun repart avec le mandat officieux de faire rayonner le programme et la région», dit-il.

Un défi pour la direction générale

Or, préserver l’exclusivité du programme représente une tâche difficile pour le Cégep de Jonquière. En 2013, le collège André-Grasset annonçait la création d’un programme de Techniques de production et de postproduction télévisuelles, similaire à celui offert à Jonquière. S’en est suivi un long plaidoyer par les membres du département en faveur de l’exclusivité d’ATM auprès du gouvernement.

De son côté, M. Thibeault pense qu’il ne serait pas stratégique pour le ministère de l’Enseignement supérieur d’investir dans des formations semblables à ATM ailleurs au Québec. «Aucun cégep ne peut rivaliser avec nos équipements, mais aussi avec la qualité de nos enseignants.»

Par ailleurs, le directeur dit garder une communication quotidienne avec le Ministère afin que le département d’ATM ait une mention spéciale de «pôle d’excellence» à son dossier.

«Je vais me battre bec et ongle tout au long de mon mandat pour que le jeune qui obtient un diplôme en ATM continue d’avoir une longueur d’avance par rapport à quelqu’un qui a un diplôme dans le même domaine, mais dans un autre établissement scolaire, martèle M. Thibeault. Ce sera mon objectif premier en tant que directeur général.»

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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