Prix découverte du Salon du livre | Une tape dans le dos pour J.D Kurtness

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Récipiendaire du Prix littéraire découverte du Salon du livre du Saguenay– Lac-Saint-Jean, J.D Kurtness, confie avoir été bien surprise de recevoir cette distinction pour son livre De Vengeance, une «tape dans le dos» qu’elle apprécie.

Alors qu’elle n’en est qu’à son premier roman, l’auteure innue accueille cette nouvelle comme une reconnaissance de son travail qui lui fait chaud au cœur. Celle qui prétend toutefois ne pas avoir écrit un roman parfait, se réjouit d’avoir réussi à en terminer la rédaction.

De vengeance est l’histoire d’une tueuse en série qui débute ses crimes à l’âge de 12 ans et qui y prend un certain plaisir. Selon l’auteure, le lecteur peut ressentir une sensation de défoulement lors de la lecture à travers la vie du personnage principal (dont le nom n’est jamais dévoilé).

J.D Kurtness compare son livre à un plaisir coupable. «Si vous avez envie de voir quelqu’un qui fait à votre place toutes les petites actions, tous les crimes dont vous vous êtes peut-être déjà imaginé faire», évoque-t-elle.

Deux années se sont écoulées entre l’idée de départ et le moment où elle a rédigé la dernière phrase de son histoire. «C’est une grande solitude l’écriture où tu vis dans ta tête, tu penses à des choses qui n’existent pas, […] ça demande une certaine énergie» mentionne-t-elle. La fin du roman est une des idées qui lui est venue en premier. La manière d’y arriver a été un défi pour elle.

Le concept de l’anonymat du personnage n’est pas laissé au hasard. Il a pour but de laisser persister un certain mystère comme si la tueuse pouvait être n’importe qui parmi la population, explique la romancière. Au départ, elle ne lui trouvait simplement pas de nom et elle s’est finalement résolue au fait que ce n’était pas nécessaire.

Elle compare sa façon d’écrire à un marathon, c’est-à-dire petit à petit avec des ajustements en cours de route. L’auteure souhaite que ses lecteurs se laissent bercer par la lecture. «Je préconise un style assez concis, je ne veux pas que les gens se cassent la tête à essayer de déchiffrer ma phrase parce qu’elle fait six lignes, je veux que les gens soient directement branchés à l’histoire», précise-t-elle.

Un deuxième roman est en cours de création. Elle en serait même rendue au trois quarts de la rédaction.

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