Séisme du Saguenay | Toujours en mémoire 30 ans plus tard

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Le 25 novembre prochain marquera le 30e anniversaire du séisme du Saguenay, qui a ébranlé la population régionale tout en causant plusieurs dizaines de millions de dollars en dommage en 1988.

 Trente ans plus tard, le tremblement de terre dont l’épicentre se situe dans la réserve faunique des Laurentides continue de rester dans la mémoire de la population saguenéenne, mais aussi dans celle des scientifiques, et ce, de partout en Amérique du Nord.

C’est le cas du séismologue Reynald Du Berger, pris lui-même par surprise par les évènements de novembre 1988. «On peut considérer ce séisme comme le mouton noir des tremblements de terre de l’est du Canada étant donné que ce n’est pas dans une région sismique active. Contrairement aux gens en Californie et au Japon, les gens n’avaient jamais vu ni vécu ce genre de phénomène auparavant», affirme le professeur retraité de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Le policier de la Sécurité publique de Saguenay, Martial Lapointe, était aussi aux premières loges il y a 30 ans, alors qu’il a dû contrôler, à l’aide de ses collègues, une population paniquée. «Quand on est sorti à l’extérieur, c’était le branle-bas de combat. On a été appelés à établir un périmètre à Saint-Jean-Eudes à la suite d’une fuite de gaz. Ensuite, c’était de voir selon les urgences. On a reçu un paquet d’appels», se remémore M. Lapointe, qui était alors à l’emploi depuis seulement un an avec le service policier saguenéen.

Peu de chance de récidive

 Aujourd’hui, la mauvaise surprise d’un séisme est un scénario qui demeure peu probable dans la région ou près de celle-ci. «Les chances sont très faibles. Ça faisait l’objet de chicanes parce qu’on se demandait si on allait créer une nouvelle zone sismique avec ce qui est arrivé en 1988, mais la zone reste pratiquement hors de danger malgré tout», assure Reynald Du Berger.

Selon Martial Lapointe, cette mince probabilité a poussé les autorités de Saguenay à garder le statu quo quant à ses mesures d’intervention à la suite du séisme, contrairement au déluge de 1996 où la Sécurité publique de Saguenay a davantage agi pour que les dégâts d’une catastrophe naturelle soient limités.

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