Pourquoi se présenter pour un «petit parti»?

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La photo officielle de Mme Line «Wallace» Bélanger qui se présente dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, avec le parti Rhinocéros. Crédit photo: Line Bélanger

C’est pour démontrer son aversion pour la politique actuelle que Line Bélanger se présente dans la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord. La candidate du Parti Rhinocéros affirme offrir aux citoyens l’opportunité «de se déplacer et protester».

«Avec ma candidature, des centaines de citoyens vont pouvoir s’exprimer. L’un de nos moyens de médiatisation est de ridiculiser les politiques, mais derrière il y des demandes sérieuses comme le désir de changer le mode de scrutin, qui n’est pas représentatif», explique-t-elle. Aux dernières élections québécoises, Mme Bélanger sous la bannière du Parti Nul, avait obtenu 1,7% des voix (445 votes) dans la circonscription de Dubuc. Sur l’ensemble de la province, 3659 Québécois avaient choisi le Parti Nul (0,09%).

Sur la question de la visibilité, le chef du Parti Rhinocéros, Sébastien «CoRhino», critique les règles d’admission au débat et a mis en demeure la toute nouvelle commission du débat des chefs pour en faire partie. Il a même proposé l’organisation d’un «petit débat» qui rassemblerait tous les partis oubliés, une initiative démocratique qui n’a reçu aucune réponse alors que, pour la première fois, le débat est organisé par une commission indépendante. «Comme si on disait aux citoyens que seuls les participants au débat sont éligibles.»

L’un de ses combats se situe aussi sur le terrain de l’exemplarité. «Les députés prennent des décisions par intérêts, car pour faire campagne ils demandent des dons et des financements. Ils se retrouvent redevables une fois élus. Cela promeut les passe-droits, les lobbys et l’ingérence», lance-t-il.

Les valeurs plus fortes que l’élection

Même son de cloche du côté du Parti de la protection des animaux du Canada (PPAC), dont l’objectif est de sensibiliser à l’environnement et à la cause animale. Même si le premier candidat du PPAC au Québec, Lucas Munger, estime que les chances d’élection sont faibles dans sa circonscription de Drummondville, il est important pour lui de se présenter. «Notre message et la cause sont importants. Il faut être courageux pour faire face aux grands partis déjà bien installés car on ne bénéficie d’aucune visibilité. Les élections permettent de montrer notre vision aux autres partis et pourquoi pas lancer le débat sur les questions qui nous tiennent à cœur. J’ai des valeurs et ne pas se présenter serait déjà un échec.»

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