Richard Martel conserve son siège in extremis

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Le député sortant de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, a résisté à la vague bleue du Bloc québécois. Le conservateur a été réélu après une soirée haute en émotions. En retard une bonne partie de la soirée, M. Martel a finalement coiffé la bloquiste Valérie Tremblay par un peu plus de 600 voix. M. Martel a récolté 36,7 % des votes contre 35,2 % pour Mme Tremblay.

Richard Martel est passé par toutes les gammes d’émotions avant de finalement apprendre qu’il sera de retour à la Chambre des communes. Photo Samuel Duchaine

Richard Martel était ému après sa victoire. «Ça ressemblait à un match Remparts-Saguenéens. On a réussi à gagner à la fin. L’important pour moi dans tout ça, ce sont les gens qui ont travaillé toute la campagne qui commençaient à avoir les larmes aux yeux, a expliqué Richard Martel avec un début de sanglot. On voulait tellement gagner, je voulais gagner, mais quand j’ai vu mon équipe, fallait pas qu’on l’échappe», a-t-il poursuivi après une courte pause due à l’émotion.

L’enseignant de formation savait que la lutte serait extrêmement serrée contre la bloquiste Valérie Tremblay dans sa circonscription. À un moment, il tirait de l’arrière par près de 500 votes avant d’amorcer une remontée. «On s’en attendait, mais on aime ça comme ça», a fait savoir Richard Martel en attente des résultats. Il est revenu sur le sujet après sa victoire. «Les gens étaient déchirés. Les gens me disaient qu’ils n’avaient pas encore pris leur décision», a raconté le vainqueur.

Lors de l’élection partielle de juin 2018, Richard Martel l’avait emporté sans équivoque en récoltant 52,7 % des voix. Sa plus proche rivale, la libérale Lina Boivin, en avait obtenu 27,5 %.

Richard Martel a donné beaucoup de crédit à sa rivale et à la fibre souverainiste du sa circonscription. «On était préparé à cette vague-là. On le sentait très fort depuis plusieurs mois. Je félicite le travail de Valérie Tremblay. On a quand même un gros fond péquiste et bloquiste ici à Chicoutimi, donc à partir de là, c’est une grosse victoire.»

C’est une réélection qui fait chaud au cœur de Richard Martel, mais elle conserve un goût amer puisque son parti s’est incliné face aux libéraux. Dans l’opposition d’un gouvernement minoritaire, Richard Martel ne sait pas à quoi s’attendre à la Chambre des communes. «On m’a expliqué que ce serait plus difficile et que ce serait totalement différent. Il va avoir de la négociation à faire alors ça va m’apporter un bagage différent de ma première expérience», a conclu M. Martel.

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