mercredi , 17 août 2022

Une semaine sans produire de déchets

Une semaine sans produire de déchets, est-ce possible? La réponse est simple, oui c’est possible, mais pas sans effort. C’est un défi qui m’apparaissait bien fastidieux au premier abord, surtout en région, mais qui m’a permis de prendre pleinement conscience de la quantité de déchets générés. En tout et pour tout, après une semaine, je n’ai eu qu’un sac biodégradable à mettre au compost, ce qui est franchement un petit exploit personnel!

Charlotte Côté-Hamel

charlottech62@gmail.com

Jour 1- Le jour J

Je me rends tout d’abord à l’Halte-ternative, une épicerie communautaire sur la rue de la Fabrique à Jonquière. J’explore un peu les lieux et je pose beaucoup (trop) de questions aux employés. Je m’informe également au sujet du compost, comme je n’en ai jamais fait. Il s’avère que des bacs bruns sont à la disposition des étudiants à l’extérieur du Cégep, une première bonne nouvelle. «Le compost permet même de se créer un jardin pour mettre son propre engrais et c’est une très bonne idée pour réduire ses déchets au maximum en y mettant ce qui serait habituellement jeté», explique Marc-André Bouchard, l’un des responsables de l’Halte-ternative.

Plus tard dans la journée, je me munis d’une brosse à dents en bambou, de dentifrice écologique, de produits ménagers biodégradables et de plusieurs autres produits en vrac au magasin La Réserve situé à Arvida.

Jour 2

Mon sac de compost est débuté, j’y mets tout ce qui est fruits, légumes ou mouchoirs. Mon défi de la journée est d’être servie au Tim Hortons avec mes plats réutilisables et mon pot masson. Les employés sont très gentils et je ne rencontre aucun problème. Comme quoi défaire nos habitudes, ce n’est pas si compliqué que ça en fin de compte.

C’est ma première leçon, les prochaines fois je vais amener avec moi tout le nécessaire, au cas où. Je serai toujours prête si j’ai envie d’arrêter acheter quelque chose (intelligente la fille).

Jours 3 à 5

Je suis au milieu de ma semaine et je trouve ça difficile de me procurer du pain non-emballé. Je m’essaie donc à la boulangerie Vite des Péchés sur la rue Saint-Dominique à Jonquière, où ils acceptent mes plats.

«Acheter directement chez le producteur peut être une alternative très intéressante. Je parle des fermes et des petits commerces qui permettent d’éviter le plastique et d’encourager par le fait même les producteurs locaux», mentionne Marc-André Bouchard.

En seulement 7 jours, je n’ai amassé qu’un petit sac de compost, ce qui est honnêtement deux à trois fois moins que d’habitude.
Photo: Charlotte Côté-Hamel

Jour 6

Mon plus gros défi de la semaine : je reçois à souper. Je fais mon épicerie à trois endroits différents. J’amène mes sacs réutilisables à l’épicerie et mes sacs en tissu pour les fruits et légumes. Je réussis tant bien que mal à n’acheter aucun plastique. La plupart des choses sont suremballées, la viande et les fruits sont inévitablement dans du plastique, pour n’en nommer que quelques-uns.

Jour 7- Bilan de la semaine

Dernier jour. Je vais porter mon sac de compost au Cégep de Jonquière, qui a un bac brun près du pavillon principal. C’est presque irréel d’avoir seulement généré un petit sac en une semaine et qu’en plus il va se décomposer. C’est fou.

Au début, je ne croyais pas qu’en région nous avions la possibilité de composter ni qu’il y avait une multitude de commerces adaptés au zéro déchet. Cette semaine j’ai délaissé la facilité, le plastique, à qui, je l’avoue, je suis accro. Il est si facile de prendre ce qu’il y a déjà, d’utiliser le plastique à notre portée et de ne pas se poser trop de questions. Pourtant, les changements que j’ai apportés à ma routine sont déjà bien ancrés après seulement une semaine. Ça en dit long.

            C’est quoi le zéro déchet?

Ce mouvement s’inspire du principe des 5R :

  • Refuser
  • Réduire
  • Réutiliser
  • Recycler
  • Composter (rot en anglais)

Le but est de réduire son empreinte écologique et l’impact direct de notre mode de vie sur la planète.

5 trucs pour réduire ses déchets

  1. Acheter en vrac et acheter local
  2. Prévoir (Toujours avoir sur soi des contenants réutilisables, pailles réutilisables, sacs, etc. Le «kit» de survie quoi
  3. Composter
  4. Faire davantage de cuisine maison
  5. Éviter le plastique

Carnet d’adresses :

  • La Réserve,1952 boulevard Mellon, Jonquière.
  • L’Halte-ternative,3958 rue de la Fabrique, Jonquière.
  • Bulk Barn*, 1390 boulevard Talbot, Chicoutimi. *Davantage un magasin en vrac, mais il y a tout de même beaucoup de plastique. Il faut donc amener ses plats.

 

 

À propos de Charlotte Côté-Hamel

Charlotte Côté-Hamel est née dans la grande métropole à l'aube d'un nouveau millénaire. Elle a grandi bercée par la musique et les mots, de son père musicien et de sa mère comédienne. Aujourd'hui âgée de 19 ans, elle a passé la majorité de sa vie à Alma, au Lac-St-Jean. Étudiante en ATM à Jonquière, elle n'est certes pas aller bien loin pour réaliser son rêve (même si elle adore voyager), mais le programme regroupait en une seule chose tout ce qu'elle aimait par dessus tout. Il s'avère qu'il n'était qu'à 45 minutes de chez elle, pratique. Son intérêt prononcé pour l'écriture, la musique, la lecture, l'histoire et la langue française l'anime à pousser toujours plus loin ses passions. Armée d'une chevelure indomptable, d'un petit côté nostalgique et d'une grande curiosité d'apprendre et de comprendre le monde qui l'entoure, elle espère un jour percer dans l'univers des communications.

À voir aussi

Le bracelet antirapprochement attendu impatiemment

Alors que les 16 premiers bracelets antirapprochements seront utilisés à Québec dans les cas de …