Coupes forestières: l’APLK lance un cri du cœur

333
0
Partagez :

L’Association pour la protection du lac Kénogami (APLK) déplore l’inaction ministérielle dans le dossier des coupes forestières du secteur de la forêt Cyriac. Selon l’organisation, la coupe à blanc mettrait en péril certains types d’arbres. 

Avec l’arrivée de la tordeuse des bourgeons d’épinette, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a ordonné la coupe de 675 000 mètres cubes de bois pour les trois prochaines années dans le secteur de la forêt Cyriac. De ce chiffre, 80 % sont des résineux et 20 % des feuillus. Le bois ayant une valeur de transformation est récolté au profit des entreprises forestières. L’organisme est d’avis qu’une telle opération industrielle aurait été impossible si le territoire avait obtenu son statut d’aire protégée tel que demandé depuis 2007. «Ils vont piger dans la forêt et ensuite ils vont dire ‘’C’est à vous’’», a lancé le directeur de l’APLK, Alain Saint-Gelais.

«On est rendu en 2020 et nous sommes encore exactement à la même étape qu’en 2014», a déploré M. Collard.

«Il y a du bois dans l’aire qu’on voulait protéger qui est coupé pour produire de la biomasse», a déploré l’un des membres de l’organisation, Claude Collard. La forêt Cyriac comprend plusieurs arbres centenaires tels que des bouleaux jaunes aux troncs de 18 pouces.  «Si tu t’approches de ces arbres-là avec de la machinerie, tu signes leur coup de mort, a souligné M. Collard. Le ministère ne vérifie rien et est aux ordres d’une entreprise. On comprend qu’il y a une demande (de bois). On ne veut pas lutter contre le gouvernement, mais travailler avec lui.»

Le gouvernement a pour objectif d’atteindre 17 % en terme d’aires protégées dans la province en 2020. Le taux est présentement d’environ 10 %. «On a ça de disponible comme richesse. Plutôt que de prendre l’avion et d’aller voir de grands arbres en Colombie-Britannique, comment se fait-il que nous ne soyons pas capables de les mettre à notre disponibilité pour les avoir en permanence ?», a questionné M. Collard.

La pétition de l’APLK pour arrêter la coupe à blanc a atteint 544 signatures au moment d’écrire ces lignes. Le litige des coupes forestières entre des villégiateurs et le MFFP sera entre les mains de la Cour supérieure les 10 et 11 mars.

 

 

Partagez :