La CSN veut des modifications au projet de loi 59

La CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean exige des modifications au projet de loi 59 qui  veut réformer les normes en santé-sécurité au travail. L’organisation dénonce les réductions en matière de prévention,  les changements en ce qui a trait au retrait des femmes enceintes et l’omission de l’épuisement professionnel.

« Il faut absolument bonifier le projet de loi 59 avant qu’il ne devienne loi. S’il y a des avancées véritables que nous  saluons, nous  dénonçons  par ailleurs les importants reculs », avance la présidente  du Conseil central des syndicats  nationaux du  Saguenay–Lac-Saint-Jean Manon Tremblay, lors d’une conférence de presse tenue mardi matin.

Parmi les reculs présentés,  on  déplore les restrictions budgétaires évaluées entre 60 et 70 % en prévention santé-sécurité au travail. « Ce que le gouvernement veut, c’est de réduire le coût  de la CNESST. Ces réductions  budgétaires, elles se feront sur le dos  des travailleurs et travailleuses », déplore Manon Tremblay.

Pourtant,  selon la CSN, cette étape est essentielle. « La prévention  a connu  du succès dans certains secteurs et, maintenant, on  veut couper dans  ce budget-là. C’est inacceptable. », s’indigne le trésorier et responsable  du  dossier Santé-sécurité du CSN Saguenay-Lac-Saint-Jean, Yannick Gaudreault.

Selon l’organisation qui regroupe 300 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, les femmes enceintes  seraient particulièrement pénalisées par ce projet de loi. Alors qu’actuellement ce sont les médecins traitants qui déterminent leur date de retrait préventif, le projet de loi prévoit une charte qui prédéterminait une date de retrait pour chaque  emploi. « Chaque grossesse est unique  et le médecin traitant est le mieux placé pour déterminer la date de retrait d’une femme enceinte de son milieu de travail », affirme Yannick Gaudreault.

La CSN croit également que le projet de loi 59 devrait évoquer davantage la santé mentale puisque certains troubles, comme l’épuisement professionnel, semblent avoir été oubliés.

À propos de Ophélie Bonenfant

Ophélie Bonenfant, originaire de la région de Lanaudière, est habitée par un besoin incessant de tout savoir et de tout faire comprendre aux autres. Adepte de l’information à temps plein et passionnée par la complexité de la langue française, elle s’est frayé un chemin jusqu’au Cégep de Jonquière en ATM où elle complète actuellement ses études en journalisme. Très près de ses émotions, Ophélie est une jeune femme authentique et déterminée qui ne fait jamais les choses à moitié et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Si elle aspire à un avenir en tant que journaliste judiciaire, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle chérit l’idée que ce qui se passe dans l’ombre doit être révélé pour veiller aux intérêts de la société.

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