Suicide : savoir en parler ouvertement

Pour la 31e semaine nationale, l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) s’est arrêtée sur le thème Parler du suicide sauve des vies. Cette année, les travailleurs sociaux encouragent les personnes à parler ouvertement et sans aucun tabou de ce sujet.

Pour les intervenants dans le domaine, il est important de ne pas avoir peur de parler publiquement de cette réalité et de favoriser le dialogue. « Dire que parler de suicide ça peut donner des idées, c’est le plus gros mythe », a souligné la travailleuse sociale du Centre de prévention du suicide 02, Mélanie Lapierre, dans le cadre d’un atelier sur le sujet tenu jeudi.

La travailleuse sociale du Cégep de Jonquière, Émilie Tremblay, admet qu’il y a encore du chemin à faire. « Selon moi, ça demeure encore un sujet tabou. Je pense que les gens ont parfois peur de nommer les bons mots alors qu’on sait que parfois que ça peut sauver une vie. Il faut démontrer aux personnes qu’on est à l’aise de les entendre et de les écouter. »

Important surtout en temps de pandémie

La crise sanitaire n’a pas été facile pour les personnes en détresse psychologique. « On peut voir que certaines personnes sont plus souffrantes. Parler ouvertement de ces sujets et de démontrer qu’il y a des services qui sont mis en place et qui sont accessibles malgré le confinement, c’est d’autant plus important », a mentionné Émilie Tremblay.

Mélanie Lapierre explique que malgré la pandémie le taux de suicide n’a pas augmenté. Toutefois, elle constate que les appels ont grimpé dans les centres de prévention du suicide du Québec. « C’est une bonne nouvelle, ça veut dire que les gens n’ont pas peur de demander de l’aide. »

Malgré le cadre de la semaine de prévention, pour l’AQPS, il est essentiel de sensibiliser la population peu importe le jour. Pour l’association, chaque occasion est bonne pour parler de suicide.

Si vous ou un proche avez besoin d’aide :

1-866-APPELLE

www.suicide.ca

À propos de Kenza Chafik

Kenza Chafik, originaire du Maroc, vit au Québec depuis toujours. Ayant voyagé avant même de commencer à marcher, elle a toujours su qu’être correspondante à l’étranger allait l’intéresser. Très curieuse, elle se doit toujours de trouver les réponses à ses questions. Elle dévore ses livres et écoute attentivement ses films en écartant jamais la possibilité d’être critique littéraire ou cinématographique. C’est dès son secondaire, en écrivant pour le journal de son école, qu’elle a réalisé que le cours de journalisme en Art et technologie des médias était fait pour elle. Elle ne s’est pas trompée, puisqu’elle ne cesse jamais de s’épanouir. Entre deux films et une série télé, Kenza se rend à ses cours pour qu’un jour elle puisse être aussi talentueuse que Céline Galipeau, son idole.

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