Éducation: à chaque crise son opportunité

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 Plusieurs professeurs et élèves touchés par la nouvelle réalité de l’enseignement virtuel depuis maintenant près d’un an considèrent que malgré quelques inconvénients, ce changement forcé s’avère comme étant positif puisqu’il engendre une réflexion sur les pratiques traditionnelles de l’enseignement.  

« La pandémie nous fait réaliser à quel point la relation prof-élève est importante. Je crois qu’à la fin de cette crise, nous allons devoir réfléchir sur le fait d’offrir un service encore plus adapté aux différents besoins des élèves », a déclaré le professeur de l’UQAC, Stéphane Allaire, dans le cadre d’une conférence sur l’école virtuelle tenue lundi. 

 L’enseignant au département des sciences de l’éducation a aussi révélé qu’à l’avenir, tous les étudiants devraient avoir accès à plusieurs parcours différentsSelon lui, l’école en ligne n’est pas pour tout le monde, mais pour certains, cela s’avérerait comme une bonne option. 

Pour l’étudiant au Collège d’Alma en Sciences de la nature Phillipe Dufour, l’enseignement virtuel pourrait surtout venir en aide à de nombreux étudiants qui désirent pratiquer un sport au niveau postsecondaire 

« Beaucoup décident de mettre un terme à leur carrière de sportif une fois arrivé au cégep parce que leur horaire ne leur est pas favorable. En ligne, les étudiants ont plus de flexibilité et je pense sincèrement que cela pourrait faire en sorte que plusieurs poursuivent leur sport », ajoute-t-il. L’étudiant-athlète en hockey considère même que les écoles devraient offrir un choix pour que chaque personne puisse faire ce qu’elle désire. 

Pas que du bon 

Bien qu’une majorité d’enseignants estiment que les cours en ligne ont jusqu’à présent engendré plusieurs introspections constructives, quelques points négatifs sont tout de même à souligner. D’après l’enseignant au secondaire Luc Papineau, l’école virtuelle a amené une inégalité sociale. « Le lieu où l’école se vit devient la maison et pour certains, ce n’est pas évident. Les jeunes venant de milieux aisés détiennent souvent un endroit calme et propice à l’apprentissage contrairement à ceux qui le sont moins », exprime-t-il. 

Le professeur au Centre de services scolaire des Affluents a également mentionné que le premier contacte avec les étudiants doit être fait en présence. Selon lui, des leçons à distance peuvent être effectuées ultérieurement dans l’année, mais en début de parcours, les professeurs doivent pouvoir rencontrer leurs élèves en présence afin d’établir un vrai lien.  

Près de 80 personnes ont participé à la rencontre présentée par l’UQAC.

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