Délais importants chez les apprentis conducteurs

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Avec le couvre-feu imposé par le gouvernement, les écoles de conduite ont été dans l’obligation de restreindre leurs heures d’ouverture pour les cours pratiques. Les étudiants de la région, qui ont majoritairement des disponibilités en soirée, doivent désormais composer avec un certain délai avant de reprendre leurs cours.

La longue période d’attente entre les cours touche majoritairement les étudiants en raison de leur horaire restreint. « Ça dépend vraiment de la clientèle. C’est sûr que les étudiants qui n’étaient pas disponibles le jour, mais qui l’étaient le soir, sont exposés à de plus gros délais à cause des mesures prises par le gouvernement », explique le directeur des opérations du groupe Tecnic , Éric Martin.

Les retards se font particulièrement ressentir dans les cours pratiques.

Plusieurs jeunes sont donc dans l’obligation d’attendre près de trois mois avant de pouvoir avoir à nouveau un cours pratique. Ce retard pose problème à Matis Landry qui doit attendre plusieurs mois avant de pouvoir reprendre la route avec un moniteur chez Tecnic d’Arvida. « J’ai un cours aux trois mois environ, le 15 janvier dernier, j’ai pu planifier mon prochain cours le 12 mars », explique l’étudiant qui ajoute toutefois qu’il a des disponibilités en journée.

Le retard oblige également les étudiants à être patients avant d’obtenir leur permis de conduire probatoire. « Si Tecnic avait plus de disponibilités, j’aurais pu obtenir mon permis avant mon stage au printemps, ce qui est un énorme atout, mais puisque les disponibilités sont restreintes, je risque de ne pas finir à temps», précise Mathilde Drouin qui explique également que son prochain cours est aussi prévu en mars à l’école Tecnic de Jonquière.

Oubli de la matière 

Avec les délais, les apprentis conducteurs doivent attendre plus longtemps avant de se présenter aux examens théoriques et pratiques, ce qui inquiète les étudiants. « Je passe mes examens bientôt et avec les retards, ce qui me fâche, c’est le fait que ça fait tellement longtemps que j’ai appris la matière que je ne m’en souviens presque plus », ajoute Matis.

Éric Martin souligne cependant que la situation la plus critique est dans la région de Québec, où l’attente est de plusieurs mois. Il ajoute également qu’au Saguenay, rien n’est encore alarmant et que certaines écoles de conduite de la région n’ont aucun retard.

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