Des feuilles jaunes en début septembre

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Les arbres peuvent aussi contribuer à diminuer la température du sol dans les milieux urbains, entre autres, en faisant de l’ombre avec leurs feuilles. Une situation qui va être d’une plus courte durée en raison de la tombée hâtive des feuilles.  Photo : Roxane Tremblay

Le prolongement des températures chaudes dans les mois de septembre et octobre devance la tombée des feuilles en automne et leur changement de couleur. Ce phénomène est lié aux changements climatiques.  

Il faut savoir que les feuilles changent de couleur et tombent des arbres à chaque année à cause du changement des rayons de lumière de l’été à l’automne. Le professeur au département des sciences fondamentales à L’UQAC, Pascal Faubert, explique que les rayons du soleil étant moins forts, affectent la physiologie des feuilles qui doivent trouver une nouvelle façon d’absorber la lumière. C’est à ce moment que les feuilles vertes vont devenir jaunes, oranges ou rouges.    

« L’arbre va prendre la couleur qui lui permet de capter le plus de lumière avec le moins d’effort, ajoute Pascal Faubert. Si la couleur jaune fait que l’arbre va être en mesure d’absorber une plus grande quantité de lumière, c’est cette couleur qu’il va prendre. »  

La différence entre les automnes passés et l’automne actuel, c’est la hausse des températures. « Au mois d’août, les températures étaient de quatre degrés Celsius au-dessus de la normale et pour le mois de septembre on est deux degrés au-dessus de la normale », explique le gestionnaire de Météo Chicoutimi, Jimmy Desbiens.  

Stress hydrique  

Cette hausse des températures aurait un impact direct sur les arbres. Selon le professeur Pascal Faubert, si l’arbre sent une période de sécheresse ou plus chaude, il va vouloir conserver l’eau dans ses racines. De plus, lorsqu’il fait trop chaud, la photosynthèse diminue, donc l’appel d’eau des racines vers les feuilles est moins fort. C’est ce qu’on appelle un stress hydrique. « C’est pour cela qu’elles changent de couleur plus rapidement ou qu’elles sèchent et tombent sans même avoir le temps de changer de couleur », explique le professeur.  

Le phénomène du stress hydrique a aussi un effet sur la captation du dioxyde de carbone (CO2). Les feuilles sont les parties les plus exposées de l’arbre, donc celles qui captent le COet l’eau dans l’atmosphère pour les transformer en sucre et expulser l’oxygène. Quand elles tombent des arbres plus tôt, il n’y a plus de photosynthèse donc un échange plus petit de CO2.   

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