Défibrillateurs : un manque dans les installations sportives

Les défibrillateurs cardiaques, présents dans la totalité des arénas à Saguenay, manquent à l’appel dans les diverses installations sportives extérieures. Terrains synthétiques, parcs, piscines : « personne n’est à l’abri d’un arrêt cardio-respiratoire », a mentionné le président de Pro Réanimaction, Dany Tremblay.

Un défibrillateur est aussi petit qu’une tablette électronique et peut se ranger un peu partout. (Crédit photo : Marc-Antoine Le Moignan)

« Pour augmenter la chance de réanimer un athlète, il faut installer des électrodes de défibrillation le plus rapidement possible. Pour chaque minute écoulée, l’individu perd 10 à 15% de chances de survie », poursuit M. Tremblay.

Dans les endroits extérieurs où aucun bâtiment public n’est à proximité, l’environnement complique l’installation d’un défibrillateur externe automatisé (DEA). Le conseiller aux relations médias à la Ville de Saguenay, Dominic Arseneau, a aussi admis que le manque de personnel qualifié sur ces terrains rend le processus d’aménagement plus difficile.

En réaction à ces propos, M. Tremblay ne comprend pas ces raisons qui empêchent l’implantation de défibrillateurs dans tout le réseau de la région.

« Les équipes ou les clubs sportifs devraient avoir en leur possession un DEA pour pratiquer le sport. […] Sur les terrains de soccer, on devrait avoir des endroits stratégiques où on pourrait mettre une boîte, équipée d’un défibrillateur, qui alarme la centrale si elle est ouverte. »

Le paramédical d’expérience croit aussi que l’appareil automatisé ne nécessite pas de formation particulière. L’utilisateur doit d’abord connecter les bandes de défibrillation. L’appareil va ensuite analyser l’activité électrique du cœur et donner ses instructions.

« L’appareil vous dit tout quoi faire. […] Pour les personnes qui n’ont jamais eu de formation, il suffit simplement d’attendre les recommandations du DEA et de les suivre », a-t-il dit.

La Ville de Québec, qui compte 156 défibrillateurs sur son territoire, fait aussi face à un manque important. Sur les 94 patinoires extérieures présentes, que 30 sont protégées par un DEA. Même histoire pour les piscines ou les centres communautaires.

La Pige a contacté la Ville de Saguenay et certaines discussions seraient en cours au service des Sports et plein air. Aucun autre détail n’a été ajouté.

À propos de Marc-Antoine Le Moignan

Originaire de Varennes, sur la Rive-Sud de Montréal, ce garçon a pris la direction de Rimouski à l’âge de 11 ans. Sportif depuis son plus jeune âge, Marc-Antoine a toujours rêvé de devenir commentateur sportif. À l’école secondaire, il a notamment été chroniqueur dans le volet sportif pendant ses cinq années. Visant toujours l’excellence, Marc-Antoine a pu rencontrer son premier défi dans le milieu des médias en tant que co-animateur à la radio au CFYX 93,3 à Rimouski l'été dernier. Ce jeune homme brillant espère poursuivre ses études en droit à l’université, mais n’a toujours pas la vérité absolue concernant son futur à moyen terme. Pleins d’ambitions et d’aspirations, il rêve d'œuvrer dans le domaine des médias.

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