Laitier : un métier de passion

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Même si le nombre de clients souhaitant recevoir du lait à domicile a grimpé depuis le début de la pandémie, le métier de laitier en rebute plus d’un en raison de la charge de travail. Ceux qui restent le font par passion.

« Sur ma route, j’ai encore entre 200 et 250 maisons à livrer et souvent ce sont des personnes plus âgées. Pour certains je suis leur seule visite de la semaine, donc je prends un peu de temps pour jaser avec eux », raconte un des livreurs du secteur du Lac-Saint-Jean, Gilles Cormier.

Pour sa part, Richard St-Gelais couvre le secteur nord de Chicoutimi. « Il me reste environ une trentaine de clients privés. J’ai plusieurs familles de plus depuis le début du télétravail. En mars 2020, personne ne voulait sortir », rappelle-t-il.

Aujourd’hui, selon les deux laitiers, plus de 90% des clients sont des épiceries, des résidences pour personnes âgées et des écoles. Mais il y a toujours des clients résidentiels fidèles qui attendent leur livraison hebdomadaire.

Une relève de plus en plus rare

Même si la clientèle est au rendez-vous, le métier d’agent distributeur tend à disparaître en raison du manque de main-d’œuvre. « C’est vrai, ce n’est pas une job qui est facile! Je crois que ce sont surtout les horaires de travail qui découragent les jeunes. Parce qu’il y en a un qui ne veut pas se lever de bonne heure. Un autre ne veut pas travailler de soir, » confie Gilles Cormier.

Il y a environ 15 ans, sept distributeurs indépendants se partageaient la clientèle du secteur nord de l’arrondissement de Chicoutimi. Il n’en reste plus que deux à ce jour.

Selon les deux hommes, il faut avoir un goût pour l’entrepreneuriat pour faire ce métier, puisqu’un camion comme celui qu’ils utilisent coûte environ 100 000 $ à l’achat. « Il y a deux ans, j’ai eu une offre pour un autre emploi, mais je n’ai pas été capable de vendre. Ça représente de gros investissements », confirme Richard St-Gelais.

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