Insécurité alimentaire : un enjeu au Cégep de Jonquière

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La sécurité alimentaire est généralement définie comme étant la possibilité́ pour un individu d’avoir un accès physique et économique permanent à de la nourriture de qualité et en quantité suffisante pour lui permettre de mener une vie active et saine en toute dignité d’après l’INSPQ.

Avec la pandémie, les demandes d’aide alimentaires ont augmenté de 50 % dans les différents organismes de la région d’après le Groupe de recherche et d’intervention régionales (GRIR) de l’UQAC. Les étudiants du Cégep de Jonquière ne font pas exception.

En 2021, 26 % des jeunes Québécois de 18 à 24 ans souffrent d’insécurité alimentaire selon ce que rapporte une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

« Il y a des étudiants qui ne déjeunent pas. Pas parce qu’ils n’aiment pas ça ou parce qu’ils n’ont pas le temps, mais parce qu’ils n’en ont pas les moyens. Ils sautent des repas ou bien ne mangent pas d’une façon assez nutritive parce qu’ils n’y arrivent pas monétairement », révèle le technicien en travail social et directeur des affaires étudiantes et communautaires du Cégep de Jonquière, Jean-François Villeneuve.

Cette institution a travaillé dans les dernières années à trouver des pistes de solution pour venir en aide à sa communauté étudiante. Ceux qui souffrent d’insécurité alimentaire peuvent avoir accès à des fonds de secours, via un système de recommandation par un membre du personnel.

Il est aussi possible pour les étudiants de participer à une formule de paniers alimentaires en collaboration avec Maxi et les étudiants du cours Ouverture sur le monde. Le tout se passe via Facebook.

« On publie une recette sur le groupe Facebook de la cuisine collective et les étudiants ont seulement à commenter sous la publication. Par la suite, on fait tirer les paniers-repas qui contiennent tous les ingrédients pour faire la recette », explique Jean-François Villeneuve.

Les tirages ont rapidement gagné en popularité, ce qui a encouragé l’organisation à trouver plus de fonds pour offrir un plus grand nombre de paniers.

« Les étudiants du cours Ouverture sur le monde ont réussi à bonifier l’offre de services. Nous avons aussi adapté nos recettes pour qu’elles coûtent moins cher ce qui permet d’aider plus d’étudiants », confie le technicien en travail social du Cégep de Jonquière.

L’activité des cuisines collective qui était aussi offerte prépandémie devrait revenir la session prochaine. L’activité consiste à apprendre aux étudiants à cuisiner des recettes faciles, peu coûteuses et nutritives en compagnie d’un cuisinier professionnel. À la fin de l’activité, les étudiants peuvent ramener la nourriture cuisinée en groupe.

Aide extérieure au Cégep

L’épicerie Halte-ternative a les mêmes fournisseurs que les autres épiceries de la région. Ce sont des produits frais de qualité à des prix moindres.

Les étudiants ont accès à deux épiceries communautaires Halte-ternative situées près du Cégep de Jonquière. La première est située sur la rue Fabrique à Jonquière et l’autre vient tout juste de s’installer dans le nouvel emplacement de la Maison de quartier à Kénogami. Les étudiants peuvent se procurer des produits de qualité à des coûts réduits.

« La valeur de base de l’épicerie qui guide toutes nos interventions et nos choix c’est la dignité de la personne », assure l’agente de développement et du soutien administratif, Régina Boudreault.

Les clients peuvent faire leur épicerie complète à l’Halte-ternative et même profiter d’un comptoir d’aliments en vrac.

« Pour des personnes seules, le vrac est une bonne solution puisque ça permet de ne pas acheter en gros et juste la quantité nécessaire », rapporte la responsable du soutien à l’emploi Marie-Hélène Jean.

Les étudiants, une fois membres, ont aussi accès au café bistro à moindre coût avec un espace pour travailler et le Wi-Fi gratuit. Un ordinateur est disponible sur place.

« Le café, c’est un endroit de mixité sociale. Il y aura des ateliers sur différents sujets, comme montrer comment faire un budget, ou comment s’alimenter. On pourrait même inviter des artistes émergents à l’occasion », annonce Régina Boudreault.

 

 

 

 

 

 

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