Art autochtone : savant mélange entre tradition et modernité

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Une œuvre d’Amélie Courtois nommée « 215 » qui représente 215 enfants décédés dans un seul pensionnat autochtone. L’œuvre combine art autochtone et art moderne en mélangeant des plumes d’oies des neiges et de la peinture acrylique. (Photo courtoisie)

 

Utilisé autrefois dans la confection de bijoux, d’outils, de vêtements et de tableaux, l’art autochtone est devenu aujourd’hui une méthode de partage, mais aussi une façon de dénoncer.

Bien que l’art ait toujours eu une présence très importante dans les cultures autochtones, les méthodes ancestrales sont moins courantes chez les artistes des nouvelles générations. En revanche, selon la directrice de l’organisme de soutien aux artistes, Kamishkak’Arts, Julie Gagnon, « les aînés utilisent beaucoup leur savoir et les anciennes méthodes ». De leur côté, les jeunes lient technologie et art moderne avec les techniques du passé. C’est le cas de la peintre Amélie Courtois qui utilise la teinture naturelle, comme du jus de bleuets, dans certaines de ses œuvres.

Le mélange des méthodes ancestrales aux nouvelles technologies permet de créer des œuvres artistiques intéressantes et créatives. L’artiste de Mashteuiatsh l’a bien compris. Elle mélange tradition et modernité dans ses œuvres, que ce soit de la peinture qui s’additionne à des plumes ou de la broderie avec des motifs autochtones.

L’art étant avant tout un moyen d’expression et de guérison, il permet de passer des messages. Certains artistes expriment leurs revendications de manière plus forte, d’autres essaient de représenter leurs cultures. « J’essaie de montrer qu’on a toujours été là et qu’on sera toujours là », mentionne la peintre. De plus, lorsqu’elle peint ou brode l’artiste de Mashteuiatsh essaie toujours d’apprendre quelque chose à quelqu’un.

Les organismes tels que Kamishkak’Arts ont leur raison d’être, car selon Amélie Courtois, les artistes autochtones doivent être accompagnés dans leurs démarches pour exposer leurs œuvres. « Ils n’ont pas toujours les connaissances nécessaires en ce qui concerne les papiers et les dossiers à rendre, explique l’artiste. Beaucoup ne connaissent pas le milieu de l’exposition et ont donc des difficultés à se diriger correctement pour être exposés. »

À propos de Marius Fagot

Marius Fagot vient d’un petit village de France situé à côté de Reims. Dernier enfant d’une fratrie de quatre, il est parti de chez lui à 17 ans, plein d’ambition, pour rejoindre le froid nordique. Marius est né curieux, intéressé et n’a jamais cessé de poser des questions à toutes personnes qu’il croisait, il est passionné de politique internationale, d’économie, mais aussi de sujets plus précis comme la lecture, l’horlogerie ou le sport électronique. Cet apprenti journaliste souhaite s’instruire tous les jours tout en partageant les informations qu’il a obtenues puisqu’il pense, tout comme Léon Tolstoï, que « la vérité doit s’imposer sans violence ». C’est dans cette quête de vérité et de partage que Marius a choisi le journalisme et que toute sa vie s’est tournée vers ce métier qui le passionne tant, notamment en travaillant pendant trois ans en tant qu’animateur radio lorsqu’il était en France puis désormais en Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière.

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