Remplaçants en service de garde : la meilleure solution, pour l’instant

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En plus du nombre d’heures qui est bas, les horaires coupés font peur à plusieurs jeunes formés. (Photo : Christine Savard)

Le manque de main-d’œuvre affecte grandement le milieu des services de garde, à un point tel que les centres de services scolaires embauchent des gens qui n’ont pas la formation habituellement requise pour effectuer le travail. Johanne Côté et Michelle Vaillancourt en sont de bons exemples, elles qui ont su bien s’adapter au service de garde au Millénaire à La Baie. 

Les deux femmes ont de petits-enfants et ont donc appris à s’occuper de jeunes au fil des années. C’est pour cette raison que leur collègue, Christine Savard, croit que les surveillants remplaçants sont une bonne solution à court terme. « Je trouve ça merveilleux qu’on ait ce plan B là. » 

Les deux femmes adorent les enfants. C’est ce qui les motive le plus dans leur travail. Elles peuvent jouer avec eux, discuter et surtout créer un lien de confiance et une vraie relation. C’est comme s’ils devenaient leurs enfants. « J’ai eu deux jours de congé récemment. Je m’ennuyais de mes enfants et eux aussi. On est très proche d’eux », témoigne Mme Vaillancourt. 

C’est d’ailleurs la petite-fille de Mme Côté qui lui a indiqué, à la rentrée scolaire, que son école cherchait des surveillantes pour le service de garde. Cette dernière a tenté sa chance pour la deuxième fois, après avoir été refusée il y a quelques années. Cette fois-ci a été la bonne puisque les exigences ont considérablement diminué.  

De son coté, Mme Vaillancourt travaille au Millénaire depuis déjà 4 ans. Elle n’a pas hésité à envoyer sa candidature quand elle a vu l’offre d’emploi sur Internet. Elle a rapidement été engagée et ne le regrette toujours pas, elle qui souhaite continuer son travail pour encore quelques années. 

Même si les deux femmes sont grandement appréciées des jeunes et de leurs collègues, tout n’est pas rose selon Christine Savard. Ses collègues et elle, qui possèdent une formation, voient leur charge de travail être plus grande que si tous les employés avaient les ressources nécessaires. « C’est plus lourd. Il faut être doublement allumés et voir tout ce qui se passe partout pour être capable d’intervenir même dans un autre groupe », raconte-t-elle. 

« Huit heures étalées sur cinq jours, il n’y a pas grand monde de formé que ça intéresse », explique l’éducatrice. Selon elle, si on voulait que les gens formés s’intéressent aux services de garde, les heures devraient être considérablement augmentée, elles qui sont souvent en bas de 20 heures par semaine.

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